Un syndicat refuse la flexibilité made in Fiat
Par Barbara Leblanc - Publié le
Fiat a peut-être crié victoire un peu vite. Le principal syndicat italien Fiom-CGIL a refusé de signer l’accord proposé par le constructeur le 11 juin, instaurant plus de flexibilité sur le site de Pomigliano. « Le comité central ne considère pas possible que ce texte soit signé car il présente des éléments juridiques illégitimes », a expliqué Maurizio Landini, secrétaire général de la Fiom. Le principal point noir de la proposition serait selon lui l’établissement de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement en cas de non-respect de l’accord.
Malgré ces protestations, le constructeur automobile n’exclue pas de faire appliquer l’accord sans la signature de la Fiom, qui serait minoritaire dans l’entreprise selon Fiat. Le constructeur a même reçu le soutien du gouvernement et du patronat, qui veulent faire de cet accord un modèle en Italie.
En outre, les quatre principaux syndicats de Fiat l’ont paraphé le 11 juin et doivent le soumettre à leurs bases. « L’immense majorité des salariés sera avec nous pour défendre les raisons de la relance de l’usine », a commenté Giovanni Sgambati du syndicat signataire Uilm.

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