Un sous-traitant de PSA, TRW placé en redressement judiciaire

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Les effets collatéraux du vaste plan social annoncé par PSA Peugeot Citroën le 12 juillet commencent à se faire ressentir chez les nombreux sous-traitants du groupe : après une déclaration de cessation de paiement, le sous-traitant a été mis en redressement judiciaire.

L'usine de sous-traitance automobile TRW implantée à Ramonchamp, dans les Vosges, s'est déclaré en cessation de paiement et va demander à être placé en redressement judiciaire, a-t-on appris de source syndicale. Entreprise américaine spécialisée dans les pièces détachées pour l'automobile, son principal client est PSA Peugeot Citroën, à l'origine d'un vaste plan social dans plusieurs de ses usines françaises.

"La direction nous a annoncé ce matin que nous étions en cessation de paiement depuis le 30 juin, et qu'elle allait demander à être placée en redressement judiciaire devant le tribunal de commerce d'Epinal le 17 juillet", a indiqué à l'AFP le secrétaire du comité d'entreprise, Lionel Pavot.

Les annonces ont été faites lors d'un comité d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu le 16 juillet, a-t-il ajouté.

L'usine TRW compte 312 salariés et fabrique des pièces pour automobiles. Près de 60 % de la part de production de l'usine est dédiée à l'approvisionnement des usines PSA Peugeot-Citroën.

"Le procédé qui consiste à déposer le bilan pendant les vacances, alors qu'il n'y a pas de situation d'urgence, est inqualifiable", a dénoncé auprès de l'AFP l'avocat des salariés, Me Ralph Blindauer.

"La situation est la même depuis des années. La maison mère, qui fait des bénéfices, a simplement décidé de couper le robinet", a poursuivi l'avocat, selon qui "ça va être la guerre".

Les salariés, qui craignent un dépôt de bilan depuis plusieurs semaines, avaient organisé une grande manifestation dans la vallée vosgienne en juin, aux côtés des salariés de Cimest (groupe Plastivaloire), un autre sous-traitant automobile du secteur.

La demande de mise en redressement de ce dernier a toutefois été refusée le 22 juin par le tribunal de commerce d'Epinal, qui avait estimé que la cessation de paiement n'était "pas caractérisée".

Selon Me Blindauer, "la situation est exactement la même pour TRW que pour Cimest : on assèche volontairement le carnet de commandes pour fermer l'usine".

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