Le sénateur Georges Patient demande à François Hollande de revenir sur la décision du ministère de l'Environnement de suspendre le permis d'exploration pétrolière en Guyane.
Depuis l'annonce de Nicole Bricq le 13 juin de suspendre le permis pétrolier de Guyane, les discussions vont bon train entre les industriels et les ministres pour trouver un compromis. Shell, qui dit n'avoir encore reçu aucune notification officielle de la suspension de son permis, espère trouver une solution pour poursuivre son opération. La position du gouvernement pourrait même évoluer prochainement, à en croire certaines parties prenantes.
Si ces négociations se passent en toute discrétion, le sénateur PS de Guyane, Georges Patient, a quant à lui décidé de se faire entendre. Il demande l'arbitrage du Président de la République François Hollande pour revenir sur la décision "trop précipitée" de sa ministre de l'Environnement, du développement durable et de l'énergie.
Sans minimiser la nécessité de prendre en compte les risques environnementaux, le sénateur rappelle les engagements du nouveau Président de la république pendant la campagne électorale. Il avait promis le versement d'une large partie de la fiscalité tirée du pétrole au département d'outre-mer touché par un très fort taux de chômage. Le sénateur ajoute que "la Guyane doit cesser d'être, une fois de plus, une monnaie d'échange".
En effet, le gouvernement traite aussi avec Shell sur le sujet de la dette environnementale de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Le pétrolier anglo-néerlandais a revendu en 2008 cette installation à Petroplus, désormais en faillite. La reprise du site est compliquée par le coût de sa dépollution, évaluée à 300 millions d'euros … Une somme dont personne ne souhaite s'acquitter.









