Un premier bilan encourageant pour le Fonds Chaleur
Par Astrid Gouzik - Publié le
L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) a dévoilé ce vendredi 21 octobre le bilan 2009-2011 du Fonds Chaleur. Grâce à ce dispositif d'aides financières spécifiques, on compte déjà 1638 installations de chaleur renouvelable.
"Un effort sans précédent pour développer la chaleur renouvelable", soutient l’Ademe lors de la présentation du bilan du Fonds Chaleur. Lancé en décembre 2008, avec une enveloppe prévisionnelle de 1,2 milliard d’euros, ce fonds est destiné aux entreprises des secteurs agricole, industriel et tertiaire privé. Il a vocation à faciliter l’installation de nouveaux équipements destinés à produire de la chaleur issue de sources renouvelables.
Parmi les bénéficiaires, l'entreprise Bonilait-protéines. "La subvention de l’Ademe nous a permis d’installer une chaudière à bois sur notre site de Saint-Flour, dans le Cantal", explique Jean-Charles Guibert, directeur industriel du fabricant d’ingrédients laitiers en poudre. "Grâce à cette chaudière, nous réalisons des économies, d’énergie et financières".
Les économies sont non-négligeables certes, mais elles ne suffisent pas toujours à convaincre. "Les sources alternatives d’énergie, le solaire thermique notamment, ne sont pas économiquement viables sans subvention", explique Sylvie Moulet, directrice commerciale d’EDF Optimal Solutions.
La filiale d’EDF propose à ses clients des solutions d’éco-efficacité énergétique, et les accompagne dans leur démarche auprès de l’Ademe pour obtenir une subvention. "Avec le Fonds Chaleur, nous substituons des sources alternatives à des énergies plus traditionnelles tout en maintenant la compétitivité des porteurs de projet".
Et cette promesse d’'éco-efficacité" semble séduire. 1638 projets ont déjà vu le jour. C’est le solaire qui connait la plus forte croissance avec 866 installations. La biomasse connaît aussi une forte dynamique avec 357 installations. Des résultats satisfaisants selon l’Ademe, et des perspectives encourageantes : sa mise en œuvre sur la période 2009-2013 éviterait les émissions annuelles de 2,7 millions de tonnes de CO2 à partir de 2015.

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