Il est transparent, et son cerveau devient fluorescent quand il rencontre des perturbateurs endocriniens (pesticides, résidus pharmaceutiques ou bisphénol A). L’Ineris et l’Inserm proposent d’utiliser ce poisson zèbre pour détecter les risques liés à ces substances chimiques.
Drôle de poisson zèbre ! Il est vrai qu’il est transgénique : on a modifié un gène s’exprimant dans son cerveau et qui réagit fortement aux perturbateurs endocriniens. Du coup, le cerveau devient fluorescent quand le poisson est exposé à des polluants perturbateurs, et comme le test fonctionne avec des embryons de poisson, translucides, la détection visuelle est immédiate.
Les perturbateurs endocriniens, dont le plus médiatique était récemment le bisphénol A, que l’on peut retrouver dans des eaux de surface, des effluents industriels, des sédiments, modifient des processus biologiques liés à la croissance et à la reproduction des organismes.
Le test mis au point par l’Ineris (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) pourrait servir à évaluer des produits chimiques (en complément de test in vitro existants). Il pourrait aussi permettre la surveillance de milieux aquatiques.









