Le groupe de télécoms veut sauvegarder sa compétitivité face à l’arrivée sur le marché de l’opérateur Free en début d’année.
A l’occasion de son comité central d’entreprise du 3 juillet, le groupe a annoncé un plan de départs volontaires de 556 postes sur les 9 800 salariés.
"Ce plan repose intégralement sur le volontariat et la mobilité interne, a souligné Didier Casas, secrétaire général de Bouygues Telecom, contacté par l’AFP. Les plus de 4 000 collaborateurs qui travaillent dans les boutiques et dans les centres de relation clients ne sont pas visés par le plan de départs volontaires car nous souhaitons préserver à tout prix la qualité de la relation client".
Le troisième opérateur estime qu’il faut conduire ce redimensionnement des effectifs sur la base d'un plan de départs volontaires mais l’entreprise ne procèdera à aucun licenciement, selon les dires de la direction.
Le groupe souffre notamment depuis plusieurs mois de la concurrence de l’opérateur Free et de la guerre des prix qui en a résulté. Le groupe aurait perdu 210 000 abonnés au premier trimestre. Son bénéfice a reculé de 34,2% sur un an et il table sur une baisse de 10% de ses ventes pour 2012.
Un contexte difficile
"Ce sont toutes les entreprises du secteur, et pas seulement les opérateurs mais l'ensemble de la filière, du génie civil à la distribution, qui sont affectées. C'est ce contexte que nous avons décrit aux partenaires sociaux, a ajouté le secrétaire général. A présent, le dialogue social va se dérouler et on prendra le temps nécessaire pour que les discussions puissent se dérouler sereinement. Nous ferons tout pour garantir l'employabilité pour que ceux qui choisiront de quitter l'entreprise puissent avoir l'opportunité de développer des projets professionnels".
Le groupe a précisé que la moyenne d’âge des salariés de l’opérateur étant très jeune, pas plus de 150 collaborateurs ont plus de 55 ans et pourraient partir au motif de la retraite.
Cette annonce fait suite à la présentation fin février d’un plan d’économies de 300 millions d’euros par an. Ses effets ne seront ressentis qu’en 2013.









