Un nouveau patron pour Thomson
Par T.D.J. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3112Le PDG a été nommé le 24 juillet. Transfuge d'Alcatel, il devra vite convaincre la communauté financière que la société peut se redresser.
A 46 ans, Frédéric Rose présidera aux destinées de Thomson à partir du 1er septembre. Le 24 juillet, le conseil d'administration de l'ex-fleuron de l'électronique grand public français a désigné un dirigeant d'Alcatel-Lucent, après quatre mois de vacance du pouvoir, à la suite du départ de Franck Dangeard. Le nouveau patron, qui était jusque-là président des activités Europe, Asie et Afrique de l'équipementier, a le mérite d'avoir la double nationalité française et américaine. Un détail qui a son importance pour ce groupe qui concentre désormais 45 % de ses effectifs outre-Atlantique, sur un total de 24 600 personnes. La France ne compte plus en effet que 3 600 salariés, soit 16 % des employés dans le monde.
Depuis 2001 et sa spécialisation dans la fourniture d'équipements et de services pour la télévision et le cinéma, Thomson tente de redresser la barre et de faire accepter par la communauté financière sa nouvelle stratégie. Pour l'heure, les résultats se font attendre. Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires a encore reculé, de 14,9 % (à 2,2 milliards d'euros), et son résultat opérationnel affiche une perte de 6 millions - contre un bénéfice de 128 millions l'an passé. Pour l'ensemble de l'année, les indicateurs ne sont pas plus optimistes. Au point d'inquiéter les agences de notation financière. Le conseil d'administration a pourtant promis de réduire les coûts de 50 millions d'euros. A charge, pour Frédéric Rose, de galvaniser les troupes, malgré ces perspectives moroses. .

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