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Un nouveau centre de recherche pour Faurecia en Essonne

Par Amandine Ascensio - Publié le
©Faurecia - « TechCenter » de Brières-les-Scellés.
©Faurecia - « TechCenter » de Brières-les-Scellés.

Le "TechCenter", à Brières-les-Scellés, a été inauguré ce jeudi 6 octobre 2011. Le site de Faurecia est dédié à la recherche et au développement des sièges automobiles.

Quelques années après les suppressions de postes, massives, survenues sur le site essonnien, les dirigeants de Faurecia et les élus locaux, tous réunis pour l’occasion, ont des raisons de sourire : lorsqu’en 2010, l’équipementier aux 276 sites dans le monde, a décidé d’investir, c’était pour « supporter les clients dans les changements majeurs dus à cette période à la fois de crise et de contrainte pour l’industrie automobile », indique Yann Delabrière, le P-DG du groupe.

Sur le site de Brières-les-Scellés, il était fier de présenter une croissance d’activité de 48 % en 2010 et d’affirmer « atteindre les 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 2011 pour l’ensemble du groupe », sans toutefois s’exprimer sur l’impact éventuel de l’annonce de réduction des coûts chez PSA Peugeot-Citroën.

Cinq millions d’euros pour cinq pôles d’activités

Le redémarrage du site essonnien, plombé par les années de crise, a nécessité 5 millions d’euros d’investissement. "Ce projet n’est pas isolé : il est le troisième en dix-huit mois après les centres de R&D de Caligny dans l’Orne et de Bavans dans le Doubs", lance Yann Delabrière.

Le TechCenter compte 355 collaborateurs sur les 900 que regroupe l’ensemble du site et s’organise autour de plusieurs bâtiments complémentaires. D’abord, le pôle développement applicatif "sièges", rassemble les équipes du programme de développement, dès l'attribution de la commande par le constructeur. Puis, le "plateau innovation", où seront créées les fonctionnalités des futurs sièges automobile. Ensuite, le "Frame tech", dédié à la définition de nouveaux standards pour les structures en acier.

Cet espace permettra de développer un prototype dans les conditions réelles de sa standardisation. Le TechCenter abrite aussi "l’école du siège", une plateforme de formations techniques dans les métiers du siège. Un espace d’exposition des derniers produits développés, le TechForum complète le centre.

"A la clé de cette organisation : temps d’assemblage optimisé, structure de siège allégée de 25 %, coûts de démarrage en production divisés par trois, niveaux de productivité et de qualité améliorés", explique-t-on sur le site où sont produits 100 000 sièges par jours, lesquels coûtent entre 400 euros et 5 000 euros, selon leurs spécificités.

Le site de Brières-les-Scellés accueille également la Division opérationnelle Europe du Sud et les services centraux de Faurecia Sièges d’Automobile ainsi que certains services partagés du Groupe.

Les architectes du siège automobile"

"Ici, se déroule la conception et la fabrication des composants du siège : nous sommes les architectes de cet équipement", indique Patrick Koller, directeur de l’activité siège de Faurecia. Autrement dit, les mousses, les composants plastiques, l’acier de la structure, tout est pensé et produit à Brières.

La recherche est axée autour de très nombreux aspects : l’impact CO2 des matériaux composites utilisés, le poids des structures, l’acoustique, la résistance au crash-tests, et surtout, la sécurité.

Dans l’entrée du plateau innovation, se trouve le mur des brevets où sont exposés aux yeux de tous 2000 brevets déposés et leurs auteurs. "Nous déposons des brevets sur ce qui se voit. Pour les innovations qui sont à l’intérieur des sièges, nous préférons parfois ne pas diffuser notre savoir-faire", s’amuse Patrick Koller, qui indique dans la foulée que 8 projets mondiaux sont développés à Brières-les-Scellés.

Le siège du futur

L’innovation phare du site : le « SmartFit », un siège connecté en bluetooth avec le smartphone du conducteur de la voiture. Conçu pour une Audi A8, il n’est donc pas à la portée de toutes les bourses.

Néanmoins, la performance impressionne : une fois l’application téléchargée, le conducteur enregistre ses mesures dans le téléphone, et le réglage du siège automobile est automatique, sans besoin de tâtonner. Tout est pensé : la distance entre le conducteur et le volant, les pédales, la position du dos. Le dossier a même une fonction "massage des lombaires" pour les longs trajets.

Grâce à la fonction GPS du smartphone, qui permet d’anticiper les virages, le siège peut se régler en continu pour adapter la position du conducteur aux aléas de la route. "Nous pensons que d’ici quelques années, les tablettes seront intégrées directement sur les tableaux de bord des véhicules", justifie-t-on dans le TechForum où est présenté ce siège automobile, encore non commercialisé.


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