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Un multiplexe, c'est aussi une usine

Par OLIVIER JAMES - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3222
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Le groupe d'exploitation cinématographique UGC cherche sans cesse à améliorer la gestion des flux de spectateurs. C'est le cas sur son site de Mondeville, près de Caen.

Lumière tamisée, moquette rouge, musique d'ambiance et odeur de pop-corn... L'UGC de Mondeville (Calvados) est une véritable usine à rêves de 2 500 places à la mécanique bien huilée. Rien ne sort de cette PME de 30 salariés, qui tourne 365 jours par an. Mais on y produit des émotions à longueur de journée pour les 980 000 spectateurs qui s'y pressent chaque année.

1 - Gestion des flux. Les panneaux affichant les horaires des films sont le fruit d'une minutieuse mise au point, afin de limiter l'engorgement. La surchauffe a souvent lieu le dimanche après-midi, où des pics de 1 500 entrées par heure ne sont pas rares. Les séances sont étalées tout au long de la journée : il y en a une toutes les 5 minutes aux heures d'affluence ! Et pour rentabiliser le site au maximum, 15 à 16 films sont projetés dans les 12 salles du multiplexe.

2 - Zone d'achat. C'est ici que les spectateurs se pressent pour acheter une marchandise qu'ils n'ont pas encore vue. Autant ne pas trop les faire patienter. « Pour fluidifier leur passage, le cinéma a installé huit bornes automatiques, qui s'ajoutent aux cinq caisses traditionnelles », explique Franck Merceron, le directeur du cinéma. Un investissement payant : près de la moitié des spectateurs passent par ces nouveaux points de vente.

3 - Production diversifiée. Les films présentés doivent satisfaire un large public. Pour attirer les spectateurs, le cinéma propose sans cesse des produits frais : quatre nouveaux films sont projetés chaque semaine. Ils sont réceptionnés dans des cartons contenant 5 à 6 bobines de polyester, pour un poids total d'environ 25 kilos. Les films numériques, poussés par l'essor de la 3 D, arrivent quant à eux sous forme de disque dur.

4 - Stands de ravitaillement. Les deux comptoirs de confiseries et le café sont des zones stratégiques. Le public s'y rend pour se mettre en condition ou se remettre de ses émotions. Chaque année, ce sont 8 tonnes de bonbons en vrac, 7,5 tonnes de chocolat, 65 000 litres de boissons diverses vendus... L'activité génère à elle seule 20 % du chiffre d'affaires ! Et aboutit, pour les spectateurs, à parachever un moment de bien-être bien calibré, dont ils ne connaissent pas les rouages.

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