Un médiateur pour la sous-traitance
Par Solène Davesne - Publié le
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Jean-Claude Volot a été nommé médiateur de la sous-traitance. Sa tâche : améliorer les relations entre fournisseurs et grands donneurs d’ordre.
C’est la première concrète issue des trois mois de débats des états généraux de l’industrie. Jean-Claude Volot, le président de l’association pour la création d’entreprise (APCE) a été nommé aujourd’hui médiateur de la sous-traitance, un poste promis par Nicolas Sarkozy le 4 mars dernier à Marignane. Il ne devrait pas être trop dépaysé.
L’ancien entrepreneur, à la tête d’une vingtaine de PME industrielle dont Dédienne Aérospace ou Dédienne Santé, est un fin connaisseur de l’industrie, notamment du secteur aéronautique et est un habitué de la médiation. En 2009, il a été le bras droit de l’ancien médiateur du crédit René Ricol, en charge de l’industrie.
Le nouveau médiateur de la sous-traitance, entouré par une équipe réduite de quelques personnes au niveau national, devrait s’appuyer sur un réseau de médiateurs locaux dans les régions. Il peut être saisi par toutes les entreprises industriels, sous-traitants ou donneurs d’ordre y compris étrangers, qui s’estiment être victimes de comportements abusifs. La médiation pourra être collective (notamment lorsque les signalements sont anonymes) ou individuelle.
Objectif : « permettre de mettre en place une politique de filière décloisonnée », affirme Christian Estrosi, le ministre de l’économie. Mais la tâche est complexe. Dans le secteur automobile, la plateforme de médiation mise en place depuis début 2009 « a permis d’améliorer les relations entre les constructeurs et les équipementiers de rang 1 mais n’a pas eu d’effet sur celles des sous-traitants de rang 2 et plus », reconnaît le ministre. Jean-Claude Volot devra, lui, réussir.
C’est « dans les toutes prochaines semaines » que l’ambassadeur de l’industrie au niveau européen devrait être nommé, une autre mesure promise dans le cadre des états généraux de l’industrie. Il devrait représenter les intérêts des industriels français dans les capitales européennes. Un de ses premiers chantiers devrait être de promouvoir un standard commun pour la recharge des véhicules électriques. La conférence nationale de l’industrie, qui réunira industriels et partenaires sociaux pour suivre la mise en œuvre des propositions issues des états généraux, devrait être installée « avant l’été » par le Premier ministre. Enfin, une mission chargée devrait être mandatée dans les prochaines semaines pour réfléchir à l’allègement de la réglementation.
Solène Davesne

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