imprimer

Un marché de Noël, c'est aussi une usine...

Par Lilly Thomann - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3266
Marché de noël
© Pascal Bastien

Tradition séculaire à Strasbourg, le Christkindelsmärik est devenu depuis vingt ans un enjeu touristique. Jusqu'à la fin du mois, deux millions de visiteurs sont attendus.

En 1991, la maire, Catherine Trautmann, a fait de Strasbourg la "capitale de Noël". Depuis, le Christkindelsmärik, le "marché de l'enfant-Christ" qui en est à sa 441e édition, est devenu l'événement phare de la ville. Plus de deux millions de visiteurs sont attendus jusqu'au 31 décembre.

Pendant six semaines, le marché déploie ses 300 chalets dans le centre historique de la capitale alsacienne. Un sapin des Vosges de 27 mètres de hauteur est installé sur la place Kléber et domine les 200 arbres de Noël disséminés dans la ville. Le village des "bredle" les fameux petits gâteaux - et des vignerons habille la place d'Austerlitz. Et les stands décorés de guirlandes illuminent la place Broglie.

Un levier économique - La ville a investi cette année un peu plus de 1 million d'euros : 510 000 euros pour les illuminations, 300 000 pour les animations et 195 000 pour le grand sapin. L'office de tourisme estime les retombées pour l'économie locale à 160 millions d'euros. Les commerçants supportent une redevance d'environ 1 300 euros, en plus des coûts de location ou d'achat des chalets.

Un précurseur européen - Hérité du marché de la Saint-Nicolas, qui est fêtée le 6 décembre, le Christkindelsmärik a été rebaptisé ainsi après la Réforme pour lutter contre le culte des saints. Avec Dresde, en Allemagne, Strasbourg détient la plus ancienne organisation d'un marché de Noël en Europe. Un manuscrit datant de 1605 décrit déjà les sapins décorés dans les salles des corporations strasbourgeoises.

Une production traditionnelle - "Le marché n'est pas une foire, encore moins un barnum", a tonné l'an dernier Roland Ries. Le maire de Strasbourg avait proscrit la vente de churros et de paninis. Pour préserver la tradition du Noël alsacien, la ville opère une stricte sélection parmi les 1 000 commerçants candidats. Pas question de ternir l'image du marché.

Une réduction des coûts - La moitié des illuminations posées par la ville fonctionne avec des LED. Leur consommation est 20 fois inférieure à celle des guirlandes standard. D'ici à 2014, le parc sera tout équipé en LED, soit une économie de 11 000 euros sur la facture d'électricité.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter