© Evasol
Le tribunal de commerce de Lyon a reporté au 25 septembre sa décision concernant la start-up lyonnaise, en redressement judiciaire depuis le 29 mars 2012. Le dépôt des offres amendées est ouvert jusqu’au 18 septembre à midi.
Pour les dirigeants d’Evasol, le nombre élevé d’offres de reprise déposées auprès du tribunal de commerce de Lyon confirme que "l’entreprise se trouve sur un segment d’avenir (…) malgré la violente rupture réglementaire connue sur le marché du photovoltaïque l’an dernier qui a fortement déstabilisé l’activité". Président et fondateur de la société, Stéphane Maureau attend beaucoup de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre "qui permettra peut-être de donner de la visibilité aux PME française du secteur qui en ont besoin pour se développer durablement".
Spécialisée dans la pose de panneaux photovoltaïques, la start-up lyonnaise implantée à Limonest, près de Lyon (Rhône), a connu un décollage rapide. Elle avait signé notamment un contrat d'exclusivité avec le fabricant de panneaux photovoltaïques Tenesol sur le marché français pour les installations de moins de 80 m².
Entre sa date de création en 2007 et 2010, ses effectifs ont bondi à 400 personnes pour un chiffre d’affaires porté à 75 millions d’euros. Mais le "dénigrement systématique" de la filière, selon M. Maureau, l’instabilité des tarifs de rachat de l’électricité, la mauvaise qualité de certaines installations, ont rapidement ébranlé cette bulle photovoltaïque et Evasol. Son chiffre d’affaires a fondu à 20 millions en mars 2011. Son équipe commerciale a été réduite de 200 à 60 personnes en dix-huit mois.
Entre temps, Stéphane Maureau avait entrepris de diversifier ses activités, de proposer d’autres solutions d’économie d’énergie : isolation des combles, pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamiques, poêles à bois. Sans parvenir à combler la chute du photovoltaïque. Le plan de continuation, prononcé le 29 mars dans le cadre d’un redressement judiciaire, s’est traduit en mai par la diminution de moitié des effectifs du siège social, de 80 à 40 personnes.
M. Maureau reste malgré tout optimiste : il pense pouvoir faire remonter le chiffre d’affaires d’Evasol à 60 millions en 2015 avec ses solutions énergétiques et le rebond de son activité de panneaux solaires, moins chers et à l’efficacité améliorée.
Parmi les projets de reprise déposés, figurent notamment ceux du groupe belge Windeo Green Futur associé à Alandia, holding de participation industrielle, de Next Generation Solar Solution et de Giordano Services (Aubagne) dont le capital est détenu à 25 % par EDF Energies Nouvelles. Windeo qui développe des solutions énergétiques adaptées, éoliennes ou photovoltaïques se propose de reprendre la moitié des 94 salariés d’Evasol et de regrouper à Lyon le siège de sa filiale française, actuellement dans le Nord. Le plan de Next Generation, réseau d’une quinzaine d’agences et franchisés spécialisés dans l’installation de panneaux solaires, sauvegarderait plus d’emplois que Windeo.











