Un cartel des équipementiers auto démasqué, soupçonne Bruxelles
Par Ana Lutzky - Publié le
Les autorités de la concurrence de l'Union européenne ont mené des perquisitions auprès de plusieurs équipementiers automobiles. Non identifiés, ils sont soupçonnés d'avoir formé un cartel. Le fabricant d'airbags Autoliv est visé.
"Des ceintures de sécurité, des airbags et des volants". C'est tout ce que Bruxelles laisse connaître de la spécialité de production des équipementiers qu'elle vise, ce jeudi. "La Commission européenne est en mesure de confirmer que, depuis le 7 juin, des responsables de la commission ont mené des inspections surprises dans les locaux d'entreprises", précise dans un communiqué l'exécutif européen.
"La Commission a lieu de croire que les entreprises concernées ont peut-être violé les règles de l'Union européenne, qui interdisent les cartels (...)", a-t-elle ajouté. Des autorités nationales ont participé aux opérations, confirme Bruxelles. Sans préciser dans quels pays elles ont eu lieu.
Le groupe suédois Autoliv a confirmé dans un communiqué avoir reçu la visite des inspecteurs de la Commission dans "deux sites allemands". Numéro un mondial des airbags et des ceintures de sécurité, il assure qu'il "coopère totalement avec l'enquête". Si les faits sont avérés, l'entreprise s'expose à une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires.

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