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L'Usine Maroc

"Un cadre macroéconomique plus stable au Maroc en 2013", promet Nizar Baraka

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Publié le

Interview express de Nizar Baraka, ministre de l’Économie et des Finances du Maroc depuis janvier 2012 à l’occasion des 3ème Assises de l’industrie marocaine qui se tenaient à Tanger le 20 février et après la dégradation de la perspective de la notation de Moody's.

Un cadre macroéconomique plus stable au Maroc en 2013, promet Nizar Baraka
Nizar BARAKA
© World Economic Forum

Faut-il s’inquiéter de la situation macro-économique du Maroc qui affiche de lourds déficits commerciaux et budgétaires et a vu le 15 février l’agence Moody’s dégrader à négative la perspective de sa notation Ba1?
Sur l’année 2012, on ne peut que reconnaitre un déficit de 7% du budget et aussi un creusement de la balance commerciale. Mais, ces deux déficits sont surtout imputables à la hausse des cours l’an dernier des matières premières notamment énergétiques dont le Maroc est fortement importateur. Cette situation a été reprise en main dans le cadre de la loi de finances 2013 avec un objectif de réduction du déficit budgétaire à 4,8% et le maintien des avoirs extérieurs représentant 4 mois d’importation de biens et services. Des politiques ont été lancées et nous sommes convaincus que nous allons pouvoir maitriser cette situation et parvenir à un cadre macroéconomique plus stable.

Et concernant l’avis de Moody’s ?
Je note que l’agence Moody’s suit le Maroc de très loin. Depuis 2006, elle n’y avait pas mis les pieds. Elle n’a pas une bonne  connaissance des politiques engagées dans notre pays. Le FMI lors de la consultation au titre de l’article IV réalisée récemment a porté lui un regard plus favorable sur la dynamique des réformes. Pour moi, l’avis de Moody’s est celui d’une agence qui est loin des réalités marocaines.

Avec une balance courante affichant un grave déficit de près de 10%, le Maroc va-t-elle continuer à recourir à des financements extérieurs?
En la matière, il y a toujours eu un arbitrage entre nos besoins de financement et les ressources.  Il est clair que nous faisons toujours appel à des financements extérieurs que ce soit auprès des organismes internationaux, dans un cadre bilatéral et pourquoi pas auprès des marchés financiers. Je vous rappelle qu’en décembre 2012, le Maroc a émis des obligations sur 10 ans dans de bonnes conditions avec un taux ressorti à 4,25% Et aussi pour la première fois des obligations à 30  ans à un taux de 5,5%. La demande a été huit fois supérieure à l’offre : donc la confiance des marchés financiers internationaux dans notre pays est bien là.

Après un creux en matière de croissance l’an dernier à 2.8%, l’économie va-t-elle repartir?
Pour l’année 2013 nous avons cherché à être minimaliste dans la loi de finance avec un taux de croissance cible de 4,5%. Mais tout porte à croire, selon moi, que ce taux de croissance effectif au Maroc sera bien au-dessus. Cela agira favorablement sur l’ensemble des indicateurs macro-économiques.

Quels seront les moteurs de la croissance marocaine en 2013
La consommation mais aussi les investissements étrangers aussi qui ont repris avec une progression de 14% en 2012. Nous estimons que nous verrons se conclure en 2013 beaucoup de projets d’investissements étrangers actuellement en phase de finalisation. Nos exportations devraient aussi, j'espère, soutenir l’activité.

La Caisse de compensation, qui subventionne les produits de base alimentaires ou énergétiques, sera-t-elle réformée par le gouvernement cette année ?
Oui. On n’a pas le choix !

Propos recueillis à Tanger par Pierre-Olivier Rouaud

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