Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé l'accélération de la mise en place de la future banque publique d'investissement.
Dans le contexte de la crise traversée par le groupe PSA Peugeot Citroën, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure pour amener des solutions aux secteurs exsangues de l'industrie française. Et cela passe par l'avancement de la mise en place de la banque publique d'investissement, dédiée à cette mission.
"La banque publique d'investissement, plus que jamais, apparaît nécessaire. J'ai demandé que nous accélérions sa préparation pour que, dès l'automne, nous disposions d'un avant-projet pour que, à la fin de de l'année ou, au plus tard, au début de l'année prochaine, l'outil soit opérationnel", a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en déplacement dans sa ville de Nantes.
Cet instrument "ne travaillera pas de Paris, il sera en lien étroit avec les territoires, là où se posent les vraies questions, avec les conseils régionaux, les autres collectivités territoriales, notamment les métropoles, mais aussi les acteurs économiques, les chambres de commerce et d'industrie, les chambres des métiers, les représentants du personnel, tous ceux qui, avec les universités, les chambres de recherche, peuvent dynamiser notre industrie", a-t-il ajouté, confirmant la mise en place des délégations régionales souhaitées par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
"Voilà l'enjeu, voilà le défi qui est le nôtre : faire face à l'urgence, engager les réformes de structure à moyen terme mais avec la volonté de réussir le redressement de la France", a-t-il conclu.
Des propos qui confirment les annonces des ministres des Finances et du Redressement productif, tous deux très impliqués dans le processus de mise en place rapide de la BPI.









