Un 2ème document interne confirme le plan de fermetures d’usines de PSA
Par Barbara Leblanc - Publié le
La saga PSA continue. Le constructeur automobile français aurait bel et bien planifié de fermer son site d’Aulnay-sous-Bois, selon les révélations du 14 juin du site Mediapart.
Dans un document interne, qui a servi de base de travail à une réunion du comité de direction le 13 juillet 2010, le coût de la fermeture du site d’Aulnay est précisément chiffré. Le document issu d’un plan mondial intitulé "Compactage des usines", retrace les différentes étapes avant la clôture de l’usine.
Dans le détail, la direction du constructeur envisageait à compter de septembre 2010 de réduire le nombre des équipes, en passant de 3 à 2, avec un transfert de la production sur le site de Poissy. Actuellement le site d’Aulnay ne produit plus qu’un seul modèle, la C3, l’un des véhicules les plus vendus de la gamme Citroën.
Le document souligne ensuite qu’à partir de septembre 2012, le pôle industriel majeur en région parisienne serait l’usine de Poissy. Le site d’Aulnay fermerait alors ses portes fines 2013, après n’avoir qu’une seule équipe de présente dès janvier 2013.
Selon Jean-Louis Loubet, Professeur en histoire du secteur automobile à l'Université d'Evry, interrogé par L’Usine Nouvelle, ces deux sites ont de tout temps été en concurrence, car elles sont spécialisées sur les mêmes plateformes.
Sevelnord aussi
Le document révélé par le site Mediapart va dans le sens de ce qu’a annoncé la CGT de PSA Peugeot Citroën la semaine dernière. Dans le détail, le syndicat expliquait avoir découvert une note confidentielle datée d’août 2010, qui comportait différentes étapes de fermetures de sites et qui visaient principalement les sites d’Aulnay-sous-Bois et Sevelnord.
Sur le site situé dans le Nord-Pas-de-Calais, la CGT a déjà appelé l’ensemble des entreprises industrielles de la région à faire grève le 7 juillet prochain. Avec pour objectif de dénoncer un projet supposé de fermeture du site. L’usine est menacée notamment par le retrait en 2017 du partenaire de PSA, le constructeur Fiat.
Pour tenter de rassurer les pouvoirs publics comme les salariés, le patron du constructeur, Philippe Varin, a rencontré la semaine dernière le ministre de l’Industrie. Eric Besson s’est dit rassuré suite à cet entretien, tout en rappelant qu’une fermeture de site était inacceptable. Le Premier ministre, François Fillon, est allé dans son sens, expliquant que les constructeurs automobiles français étaient redevables à la Nation, suite aux aides obtenues en 2009 dans le cadre du Pacte automobile.
En fin de journée, ce mardi, on apprenait qu'un comité central d'entreprise aura lieu la semaine prochaine, le 23 juin, chez PSA Peugeot Citroën. Il sera question de la stratégie du constructeur, qui maintient que la fermeture de son site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), évoquée dans des documents internes, n'est pas à l'ordre du jour.

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