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UIMM : Gautier-Sauvagnac en garde à vue

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Le président démissionnaire du patronat de la métallurgie a été mis en garde à vue cet après midi à la brigade financière de Paris, dans le cadre des retraits d'argent liquide de l'organisation syndicale.

L'affaire Gautier-Sauvagnac s'accélère. Le président démissionnaire de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) a été placé aujourd'hui en garde vue à la brigade financière à Paris, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, arrivé sur place en début d'après-midi.

La chef-comptable de l'UIMM, suspecté d'avoir effectué les retraits en liquide suspects à la demande de Denis Gautier-Sauvagnac a également été placée en garde à vue mardi après-midi à la brigade financière où elle était également convoquée, a indiqué le parquet de Paris.

Tous les deux sont entendus dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits en liquide suspects des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), ouverte le 25 septembre par le parquet de Paris.

L'ancien vice-président du Medef était arrivé mardi peu avant 14h 00 à la brigade financière où s'est ensuite présenté son avocat qui a annoncé que son client était interrogé sous le régime de la garde à vue.

600 millions pour l'EPIM

Le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire pour permettre la présentation de M. Gautier-Sauvagnac, et éventuellement de Mme Renaud, à un juge d'instruction en vue d'une possible mise en examen, à l'issue de ces gardes à vue, qui peuvent durer jusqu'à 48 heures.

Le parquet a indiqué que son enquête a montré que des prélèvements d'espèces d'un montant de 26 millions d'euros avaient été opérés entre 2000 et 2007 sur les comptes de l'organisation patronale.

Deux des 26 millions retirés ont été saisis dans des coffres de l'UIMM lors de perquisitions et trois millions ont été utilisés pour le paiement de primes et de prêts à des salariés de l'organisation patronale, a-t-on indiqué de même source. Toutefois, les bénéficiaires des 21 millions d'euros restants n'ont pas été identifiés.

Ces fonds provenaient d'une caisse de secours mutuel, l'EPIM (entraide professionnelle des industries de la métallurgie), créée en 1972 et destinée à soutenir les entreprises adhérentes ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. Les fonds non utilisés de cette caisse sont aujourd'hui valorisés à environ 600 millions d'euros, selon l'UIMM.

Philippe Roger

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