Txcom fait évoluer le marché du microlecteur de code-barres : Tyniom, le lecteur "mains libres" qui fait gagner du temps
Le 30 juin 2005 par Catherine Mairet | L'Usine Nouvelle n° 2970Plus vite et sans erreur... Les préparateurs de commandes dans les entrepôts sont soumis à des rythmes de plus en plus soutenus pour constituer des colis hétérogènes. Et les actes de manutention se multiplient. Une contrainte qui implique davantage de mobilité mais aussi d'avoir les mains libres. Alors, exit le lecteur douchette de code-barres fixé sur le chariot ou accroché à la ceinture de l'opérateur ! Tinyom, le microlecteur de code-barres de Txcom, permet de garder les mains libres grâce à sa fixation par bracelet. « Nous avons constaté que l'attrait de la technologie vocale reposait sur la mobilité qu'elle accordait aux personnels des entrepôts », explique Daniel Mawas, le président de Txcom. A partir de cette idée, le concepteur et fabricant de terminaux portables a développé un outil de traçabilité complémentaire à la technologie vocale : d'un côté, la voix pour guider le préparateur dans les prélèvements, de l'autre, le Tinyom, pour fiabiliser les opérations en capturant et en faisant remonter les données dans le système d'information de l'entrepôt.
Le résultat regroupe plusieurs innovations dans un boîtier de 55 x 45 x 25 millimètres qui pèse 45 grammes, soit le poids d'une montre. D'abord en termes d'ergonomie. Monté sur un bracelet, le lecteur se cale dans la tabatière de la main, entre le pouce et l'index, et ne gène pas le passage des doigts pour la saisie d'un colis. Positionné comme un « pistolet virtuel », il permet de scanner un code-barre d'un simple mouvement de poignet. En supprimant ainsi les opérations de recherche, de saisie et de pose du lecteur, il génère des gains de productivité immédiats évalués à 10 % par le constructeur. Doté d'un vibreur signalant les anomalies, le Tinyom est équipé de trois voyants de visualisation qui permettent de vérifier d'un coup d'oeil la connexion radio, de valider une information ou d'alerter sur une erreur de produit prélevé ou de lecture. Côté technologie, le constructeur a misé sur les capacités de l'appareil. Le nouveau venu peut fonctionner deux fois huit heures sans être rechargé. Il possède un système unique breveté « Multi-Scan » autorisant, sur un seul déclenchement, la lecture en rafale de plusieurs code-barres à la suite. Equipé d'une radio Bluetooth classe I, il offre aussi une portée radio de 100 mètres en champs libre. L'opérateur peut ainsi se mouvoir sans avoir à stationner son chariot près de la zone de prélèvement. « Ce produit s'inscrit dans le prolongement des mouvements du préparateur qui manutentionne de plus en plus de produits et se déplace davantage dans l'entrepôt », observe Daniel Mawas.
Un marché sans concurrence
Convaincu de l'adéquation de son produit à la demande, Txcom a investi 800 000 euros dans la conception et la production. Développé en interne pendant un an, le Tinyom a ensuite été industrialisé en quatre mois et sera disponible à la vente cet automne. Et pour l'instant, la concurrence ne lui portera pas ombrage. Seuls quelques produits expérimentaux, parmi lesquels une bague couplée à un équipement de 400 grammes positionné sur le bras, se sont lancés sur le créneau du microlecteur de code-barres. Le fabricant, qui négocie la commercialisation du Tinyom par certains de ses concurrents, ambitionne d'en vendre entre 5 000 et 10 000 dès la première année, pour un coût unitaire inférieur à 1 000 euros.











