Tunisie : la fièvre sociale gagne la capitale
Par Ana Lutzky - Publié le
© anisb, Twitter
Entre 21 et 50 morts. C’est le bilan humain, toujours incertain, des émeutes en Tunisie. Un mouvement de contestation sans précédent dans les 23 années au pouvoir de Ben Ali dure depuis près d'un mois en Tunisie. L'agitation a gagné mardi soir la capitale, Tunis. Des unités de l'armée tunisienne se sont déployées ce matin à Tunis et dans la banlieue ouest de la capitale : c'est la première fois depuis le début de la crise sociale.
Le chef de l'armée qui refusait de faire un usage excessif de la force a été limogé et remplacé par le chef du renseignement militaire. Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a en effet changé son ministre de l'Intérieur et ordonné une enquête sur des actes de corruption présumée concernant des responsables publics, a annoncé ce matin le premier ministre. Il a également ordonné la libération de toutes les personnes détenues depuis le début des troubles en Tunisie, a ajouté Mohamed Ghanouchi devant la presse.
La révolte sociale a été déclenchée le 17 décembre dernier après l'immolation d'un jeune diplômé pour protester contre la saisie de sa marchandise. À 26 ans, ce fils d'une famille surendettée s’était fait confisquer par des policiers ses fruits et ses légumes qu'il vendait à la sauvette sans permis pour survivre.
Airbus décroche le pactole auprès d’un low-cost Indien
C’est le plus gros contrat de l’histoire d’Airbus en volume. La compagnie indienne IndiGo vient de commander 180 A320, pour un montant estimé de 16,4 milliards de dollars. De quoi lancer en beauté le programme Néo d’Airbus : la commande comprend en effet 150 A320 Néo, nouvelle version du best-seller d'Airbus censée consommer 15% de carburant en moins que l'ancienne. La promesse de l’abondante commande a d’ailleurs persuadé le constructeur de lancer son programme…
La dette du Portugal sous le feu des projecteurs
L'attention des marchés se focalise sur une émission obligataire du Portugal, qui cherche à lever un total de 1 milliard d'euros. Cette opération sera un test décisif pour l'appétit des investisseurs quant à la dette des pays européens périphériques. Les cambistes craignent de voir le Portugal contraint d'emprunter à des taux de plus en plus élevés, ce qui confirmerait l'idée qu'il est de plus en plus coûteux pour le pays de se financer sur les marchés. Des taux élevés alimenteraient ainsi les craintes de voir le Portugal devoir faire appel, comme la Grèce et l'Irlande avant lui, à une aide extérieure pour tenter de redresser ses finances publiques.

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