Trois bonnes nouvelles pour l’Europe

Par  - Publié le
Pascal Gateaud
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Les occasions n’ont pas été si nombreuses ces derniers mois. On ne boudera donc pas notre plaisir. Le mercredi 12 septembre 2012 restera synonyme de trois bonnes nouvelles pour l’Europe.

Il y a eu, tout d’abord, la décision de la Cour constitutionnelle allemande qui a autorisé l'adoption par Berlin des derniers mécanismes de sauvetage de la zone euro. Le Mécanisme européen de stabilité pourra donc entrer en vigueur le 8 octobre. Le feu vert des juges de Karlsruhe lève une incertitude majeure sur la gestion de la crise financière.

Deuxième bonne nouvelle : les Néerlandais, appelés à renouveler leurs députés, ont plébiscité mercredi les libéraux et les travaillistes, deux partis pro-européens. Avec, en prime, un revers spectaculaire pour le parti d'extrême droite de Geert Wilders, europhobe et militant pour une sortie de la zone euro, qui perd un peu plus de la moitié de ses sièges obtenus lors des  législatives de 2010.

La troisième bonne nouvelle, qui demande à être confirmée au cours des prochaines semaines, est l’annonce d’un possible rapprochement entre EADS et BAE Systems. Loin de nous l’idée de vanter le "big is beautiful". Mais si ce géant doit voir le jour, ce sera un formidable message envoyé au reste du monde… et de l’Europe.

En faisant fi de leurs égoïsmes nationaux pour donner naissance au premier groupe mondial d’aéronautique et de défense, les Allemands, les Britanniques et les Français feraient la démonstration que l’Europe reste une puissance avec laquelle il faut compter. Ce serait une étape déterminante pour consolider des industries de pointe en leur ouvrant de nouveaux marchés et en leur fournissant une force de frappe inégalée pour innover.

L’Europe se donnerait les moyens de répondre aux nouvelles concurrences en provenance des pays émergents. Si cette fusion voit le jour, les autres entreprises européennes de l’aéronautique et de la défense devront nécessairement revoir leur stratégie. En Italie, mais aussi en France et en Allemagne, ou la réduction à venir des budgets de la défense ne garantit plus aucun pré carré.

A n’en pas douter, le futur numéro un de l’aéronautique et de la défense serait également un exemple à suivre pour que l’Europe se dote d’autres grands champions. Le Vieux Continent a besoin d’afficher ses réussites pour réaffirmer ses ambitions et vaincre le scepticisme.

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous