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Quotidien des Usines

Un gain de 50% de productivité chez Lamberet

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Le constructeur de carrosseries isothermes et frigorifiques vient d'achever sa réorganisation industrielle lancée en 1989. Un outil plus performant lui permet déjà de voir ses carnets de commandes se remplir rapidement.

ORGANISATION DE PRODUCTION

Un gain de 50% de productivité chez Lamberet

Le constructeur de carrosseries isothermes et frigorifiques vient d'achever sa réorganisation industrielle lancée en 1989. Un outil plus performant lui permet déjà de voir ses carnets de commandes se remplir rapidement.

"De 1990 à 1993, nous avons amélioré de près de 50% notre productivité", annonce Marcel Geoffray, directeur de la production de Lamberet, le leader européen de la carrosserie isotherme et frigorifique pour le transport routier (620millions de francs de chiffre d'affaires en 1993, pour un effectif de 600personnes). Depuis 1989, en effet, cette société familiale s'est engagée dans une vaste réorganisation industrielle, dont les résultats deviennent aujourd'hui probants.

Lamberet s'est d'abord dotée de nouveaux locaux, comme l'atteste l'extension de 10000mètres carrés de son principal site de production à Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain) et la création, en 1989, d'une nouvelle unité de 14000mètres carrés à Vannes (Morbihan). Et, surtout, d'un nouvel outil de production. "Nous avons, en trois à quatre ans, complètement industrialisé notre métier, qui était auparavant très manuel et s'effectuait dans des conditions de travail et de sécurité difficiles", ajoute Marcel Geoffray. Non sans conséquence sociale: Lamberet a dû supprimer quelque 140emplois de 1992 à 1993.

Un recours à plusieurs sociétés d'ingénierie

En amont de la production, la société de l'Ain avait déjà étudié et mis en oeuvre une ligne de fabrication de panneaux sandwichs isothermes tous types (parements polyester surtout), mise au point avec plusieurs sociétés d'ingénierie. Cet outil, installé à Saint-Cyr en 1986 et doté depuis d'équipements périphériques (complexe de manipulation automatique en 1991 et fours pour le préchauffage de moules en 1992), a fait l'objet d'un brevet Lamberet. Il produit des panneaux pour l'ensemble de la gamme, y compris pour la Cargofrigo, fabriquée à Vannes, rentabilité oblige. L'assemblage des cellules est réalisé quant à lui sur quatre lignes mécanisées dédiées au montage des quatre grandes familles de produits de l'offre Lamberet (camionnettes, véhicules utilitaires légers, moyens et gros porteurs, semi-remorques: cargo-frigo et semi-frigo).

Dans cette activité, Lamberet a résolument adopté la technique du collage: "80% de l'assemblage des cellules se fait aujourd'hui par ce procédé", indique le directeur de production. L'assemblage mécanique, par vissage, créait en effet des ponts thermiques peu compatibles avec une isolation. Autres investissements: quatre centres d'usinage à commandes numériques, comprenant, pour deux d'entre eux, des cabines de protection améliorant les conditions de travail et de sécurité des opérateurs.

Maîtrise des coûts logistiques

Dans le même temps, Lamberet restructurait son outil informatique (un DPS7030 pour la CAO, la DAO et la GPAO) et décidait une importante standardisation des composants, synonyme de maîtrise des coûts en logistique. "En trois ans, nous avons réduit nos références articles d'environ 30%, malgré une politique d'extension de notre gamme", se félicite Marcel Geoffray, qui, en outre, suit de près la politique menée en vue de décrocher la certification ISO9002. S'appuyant sur "une politique d'autocontrôle" et la mise en place de fiches de poste pour les opérateurs, elle devrait intervenir fin 1994 à Vannes et début 1995 à Saint-Cyr-sur-Menthon.

D'ici là, le groupe familial devrait avoir renoué avec les profits. Ce que laisse augurer le carnet de commandes, qui a doublé au deuxième semestre de 1993 par rapport au premier. Une tendance confirmée en ce début de 1994.

Renaud LAVERGNE



90 MILLIONS DE FRANCS D'INVESTISSEMENTS

De 1989 à 1993, Lamberet a engagé environ 90millions de francs d'investissement.

35millions de francs pour les bâtiments et les équipements de l'unité implantée à Vannes dans le Morbihan;

20millions pour l'extension du site de Saint-Cyr-sur-Menthon (Ain) en bâtiments plus adaptés à la production de gros véhicules;

35millions en moyens industriels sur ce même site, dont 10millions dans les quatre centres d'usinage et 25millions en fours de préchauffage de moules, complexes de manipulation de moules, informatique industrielle, lignes d'assemblage et moyens de manutention.



VERS UN MÉTIER DE CONSTRUCTEUR



Depuis 1990, Lamberet a décidé d'intégrer la fabrication de trains roulants. Inaugurée avec la fabrication de la Cargofrigo, une semi-remorque à châssis autoportant à laquelle l'unité de Vannes est dédiée, cette politique concerne désormais les autres produits de la gamme. "Nous passons du métier de carrossier au métier de constructeur ", explique Marcel Geoffray, directeur de production, justifiant cette décision notamment par "la nécessité d'assurer un volume de charges horaires et la possibilité de travailler à des marges supérieures".

USINE NOUVELLE - N°2451 -

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