Travail à distance : Quelle organisation ?
Le 10 septembre 2009
Pas d’emballement. La situation de pandémie ne fixe, pour l’instant, aucun cadre d’exception en matière de travail à distance. La législation permet à une entreprise de changer temporairement les conditions de travail et de fixer un autre lieu d’activité, dans un établissement ou le domicile de ses salariés. « S’il n’y a pas d’autre solution pour maintenir l’activité, le salarié ne peut pas refuser, mais il faut prévoir un avenant au contrat de travail », rappelle-t-on à la direction générale du travail. Mais renvoyer les salariés chez eux sans leur outil de travail est rarement productif. Or, le télétravail, impliquant l’usage d’outils informatiques et de communication pour accéder aux applications de l’entreprise, est très encadré et nécessite l’accord préalable du salarié. Surtout, s’il n’est pas déjà organisé, il n’est pas adapté à une situation d’urgence. Il faut équiper les salariés concernés d’un ordinateur et d’une connexion réseau ad hoc ou adapter leur matériel personnel et les informer des règles d’usage. Il faut ensuite dimensionner et sécuriser les connexions au réseau de l’entreprise par des systèmes de tunnel cryptés, pour éviter la perte de données confidentielles. Il faut également prévoir des solutions d’accès par le web ou des interfaces légères aux applications de l’entreprise, ainsi que des moyens de les activer et de les maintenir à distance. Les responsables informatiques, eux aussi, devront pouvoir télétravailler. Pas si simple.
Notre conseil : Ne pas oublier pas de fixer une date de fin au changement de lieu de travail, soit fixe, soit calée au passage en situation 7, c’est-à-dire en fin de pandémie.
A.B.
GFI étudie le cas par cas« Tout dépend du client et du contrat, le travail à distance n’est pas toujours possible pour des raisons de sécurité des données<», précise Marie-Laurence Carle-Empereur (photo), la directrice des ressources humaines de la SSII GFI. Elle aussi a dû décortiquer les contrats des 4800 salariés en clientèle, sur les 6000 du groupe. Les accès distants sécurisés (VPN) se sont multipliés partout où cela était possible.
Le groupe a également mis en place des systèmes de visioconférence et a pris un abonnement à des conférences téléphoniques.

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