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Transat Jacques Vabre : Safran en course avec sa quille en titane

Par Patrice Desmedt - Publié le
Quille Safran - Transat Jacques Vabre
© François Van Malleghem/DPPI/Safran

Samedi 30 octobre, Safran quittera Le Havre avec les autres concurrents de la transat Jacques Vabre, direction Puerton Limon au Costa Rica. Ce monocoque de 60 pieds est le premier à disposer d’un voile de quille en titane, grâce à l’implication de son sponsor - partenaire.

Safran n’est pas un sponsor comme les autres. Le monocoque de course de Marc Guillemot porte bien ce nom, comme d’autres une marque de gâteaux secs ou de vêtements. Mais le groupe français fait beaucoup plus que d’acheter une sorte d’espace publicitaire. Il intervient comme un véritable partenaire, en apportant son savoir faire et en s’inscrivant dans la durée.

Lors de la course La Route du Rhum de 2010, le monocoque Safran avait déjà bénéficié de plusieurs innovations issues des bureaux d’études de son sponsor. Pour rester compétitif face aux dernières générations, un voilier de course doit évoluer en permanence. Pour la Transat Jacques Vabre 2011, Safran étrennera un nouveau voile de quille en titane. Une première dans le monde de la course à la voile, pour essayer d’apporter le petit plus qui aidera Marc Guillemot, secondé par Yan Eliès, à défendre son titre. Il est en effet le dernier vainqueur de la Jacques Vabre, en 2009.

Safran possède une bonne expérience dans l’industrialisation du titane, utilisé dans l’aéronautique, pour les trains d’atterrissage et les aubes des réacteurs. "Le titane associe une grosse densité et des propriétés homogènes sur l’ensemble du matériau, précise Guillaume Verdier, l’architecte de Safran. Il possède une plus grande fiabilité que le carbone composite, qui présente un risque de délaminage en cas de choc violent, et est plus léger que l’acier, ce qui permet d’abaisser le centre de gravité."

"Nous avons hésité à nous lancer dans cette fabrication, reconnaît Sandra Andrieu, ingénieur en matières spéciales chez Messier-Bugatti-Dowty. Il faut un an au total pour fabriquer une pièce en titane. Mais nous avions déjà un bloc, puisque nous fournissons des pièces en titane pour l’Airbus A350. Il n’y avait plus qu’à le forger." C’est-à-dire pétrir à 850 °C cet alliage difficile à travailler pour obtenir la forme exacte voulue. Les différentes pièces ont ensuite été soudées entre elles par bombardement d’électrons.

Remis à l’eau deux petites semaines avant le départ de la course, Safran se devait d’offrir une fiabilité sans faille. En quelques jours de navigation, Marc Guillemot aura pu se rassurer. Sa quille pivotante répond aux attentes. L’indispensable confiance que l’homme doit avoir dans son bateau est intacte.

VIDEO - La fabrication et l'installation de la quille

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1 réaction

Bill1 | 31/10/2011 - 08H51

En tant qu'ancien de SNECMA,je suis très content que le bureau d'études soit revenu au titane à la place du carbone pour la quille du bateau.

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