Conséquence du conflit opposant Pékin et Tokyo suite à la nationalisation des îles japonaises de Senkaku début septembre, Toyota est confronté à une forte baisse de ses ventes en Chine. Après avoir ralenti sa production, le constructeur a donc décidé de suspendre pour une semaine la production de son usine de Tianjin, affirme un quotidien nippon.
Les constructeurs automobile japonais continuent à payer les pots cassés du conflit opposant Pékin et Tokyo.
Face à un recul de ses ventes en Chine, Toyota va arrêter temporairement - à partir du lundi 22 octobre et pendant une semaine - la production de sa gigantesque usine située près de Pékin, rapporte mardi 16 octobre le quotidien japonais Asashi Shimbun.
Le site de Tianjin emploie en effet quelque 13 000 ouvriers. En 2011, 500 000 véhicules Toyota sont sortis de cette usine, soit plus de 62% de la production totale du constructeur en Chine.
Fortes baisses des ventes au mois de septembre
Comme ses compatriotes Honda et Nissan, Toyota prévoyait déjà début octobre de ralentir la production de ses usines chinoises en réduisant le nombre de jours ouvrables. Contacté par l'AFP, le constructeur n'a pas confirmé l'information du Abashi Shimbun. Mais il ne l'a pas démentie pour autant, précisant que "les ajustements de production font partie des pratiques normales de l'entreprise qui n'en dévoile pas les détails".
En septembre, Toyota a enregistré une baisse spectaculaire de ses ventes avec un recul de 48,9% sur un an à 44 100 véhicules. Un impact non négligeable pour le constructeur qui dispose d'un réseau de 860 concessionnaires à travers le pays, premier marché mondial de l'automobile. Les ventes de Nissan ont de leur côté diminué de 35,3% à 76 066 véhicules et celles de Honda de 40,5% à 33 931 véhicules.
Les îles nationalisées par Tokyi au centre du conflit
La nationalisation début septembre par le Japon des îles Senkaku (en japonais) ou Diaoyu (en chinois) avait provoqué des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de Chinois dans de nombreuses villes du pays, émaillées de violences contre des intérêts japonais.
Mais malgré les espoirs d'apaisement des relations diplomatiques entre Pékin et Tokyo, le différend territorial les opposant ne cesse de prendre de l'ampleur. Sept navires militaires chinois ont été aperçus ce mardi 16 octobre à proximité des îles, signe que la tension n'est toujours pas retombée.









