Tous les secteurs dans le rouge
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3169
Spécial Midest : découvrez, pour les entreprises de sous-traitance, le bilan 2008 et les tendances 2009, secteur par secteur.
PLASTURGIE
Tendance 2009: baisse modérée 
Nombre d'entreprises (2007) 515
Effectif (2007) 57 900
CA 2008 9 810 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Du mieux, mais pas pour tous
Dépendantes de l'automobile, les pièces techniques a ressenti les effets de la crise dès octobre 2008. Pour atteindre un point bas en février de cette année, à - 40 %. « Il y a un redressement depuis juin, constate Patricia Lexcellent, la déléguée générale de la Fédération de la plasturgie, mais je ne vois pas un retournement complet. » Elle se félicite de la réactivité des entreprises qui ont su mettre en place des mesures de chômage de partiel. Pour autant, l'érosion de l'effectif n'a pu être évitée. La Fédération estime à 4 % le recul de l'emploi en 2008. Des interrogations demeurent sur la fin de l'année... D'autant que l'automobile n'est pas la seule touchée. Pour soutenir le secteur des machines - qui pâtit de l'absence d'investissement en cette période - la Fédération de la plasturgie réfléchit, avec l'Association des constructeurs, distributeurs et importateurs d'équipements et de matières premières pour la plasturgie, à l'équivalent d'une prime à la casse.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Plastic Omnium, Mécaplast, MGI
ELECTRONIQUE
Tendance 2009: baisse faible 
Nombre d'entreprises (2007) 526
Effectif (2007) 33 737
CA 2008 8 011 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
L'angoisse de la reprise
Après deux ans de belle croissance, la sous-traitance électronique tire encore son épingle du jeu en 2008. Elle a su maintenir son chiffre d'affaires grâce à la diversification de ses secteurs clients. Tous ne sont pas entrés au même moment, ni avec la même intensité dans la tourmente mais tous ont été touchés. « La crise commence à avoir un effet dévastateur notamment chez ceux qui travaillent pour l'aéronautique », observe Richard Crétier, le délégué général du Snese (Syndicat national des fabricants d'électroniques et services associés). Dans un contexte où les délais d'approvisionnement en composants sont allongés (jusqu'à vingt semaines selon le Snese), l'inquiétude porte sur la reprise. « Les clients vont tous se décider en même temps, prévoit Richard Crétier, ils vont nous demander des prix et des délais intenables, tout en continuant d'ignorer la pénurie de matières. » Ce qui conduirait à l'asphyxie des sous-traitants...
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Cofidur, Lacroix, Asteel, Epiq, Eolane
MÉCANIQUE INDUSTRIELLE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2007) 1002
Effectif (2007) 54 021
CA 2008 6 901 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Situation contrastée
L'évolution de l'activité dans la mécanique industrielle et de précision sera en forte chute en 2009, sans doute de 20 %. Sur la période juillet 2008 à juillet 2009, la baisse moyenne atteint déjà 15 %. Mais il y a une forte amplitude parmi les 1 000 sous-traitants du secteur, avec des entreprises en légère croissance et d'autres qui affichent un plongeon de 50 %. « Les PME situées sur des marchés de niche s'en tirent mieux que les autres », souligne Christian Guérin, de la Fédération de la Mécanique. Exemples, la SMPA, qui produit des injecteurs de gros moteurs diesel, ou Maac Hydraulique, un fabricant de vérins pour les barrages, qui verra son chiffre d'affaires augmenter de 10 % en 2009. Le ferroviaire, le nucléaire ou la cosmétique font généralement partie des débouchés épargnés par le marasme actuel. En revanche, et ce n'est pas une surprise, les entreprises dédiés à l'automobile ou à l'aéronautique broient du noir. Côté automobile, aucune ne ressent le mieux relatif des immatriculations. Quant à l'aéronautique, chacun s'attend en 2010 à une accélération de la chute d'activité, qui a débuté mi-2009.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Mecachrome, AD Industrie
DÉCOUPAGE-EMBOUTISSAGE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2007) 394
Effectif (2007) 33 500
CA 2008 6 680 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Pas de mieux
Avec 45 % du chiffre d'affaires réalisé sur le marché de l'automobile, le découpage-emboutissage s'est installé dès octobre 2008 dans la crise. Les ventes ont ainsi chuté d'environ 4 % par rapport à 2007. Et, en 2009, l'activité est globalement inférieure de 30 % à celle de l'an dernier. Depuis juillet, un semblant de reprise se fait sentir. Mais Catherine Larroque, la déléguée générale du Groupement français des industries transformatrices de métaux en feuilles (Gimef) s'interroge : « On se demande s'il n'y a pas un phénomène de restockage. » Par ailleurs, les autres secteurs clients « et l'industrie en général montrent des difficultés à repartir », soulignait Eric Moleux, le président du Gimef, qui se félicite pourtant de « la pugnacité, l'inventivité et la capacité à reconfigurer les entreprises » dont font preuve les chefs d'entreprise.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: GMD, FSD
FONDERIE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises de plus de 10 salariés (2008) 352
Effectif (2008) 41 860
CA 2008 4 362 (en millions d'euros)
SOURCE : FONDEURS DE FRANCE ET MIDEST AVEC DGCIS
Les défaillances plombent le secteur
Représentant 46 % du marché des fonderies de métaux ferreux et 76,8 % des non-ferreux, l'automobile a entraîné le secteur de la fonderie tout entier dans sa chute, avec l'arrêt brutal des commandes à la fin de l'année 2008. Les autres secteurs comme les équipements mécaniques, l'aéronautique et même le ferroviaire sont entrés plus tardivement dans la crise. La bonne tenue du premier semestre 2008 a permis au secteur de maintenir son chiffre d'affaires, le faisant même progresser de 0,3 % d'après une enquête des Fondeurs de France. La baisse de la production, en valeur, est estimée à 19 % en 2009, d'après les chiffres disponibles à la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services). « Le secteur de la fonderie est le plus touché par les défaillances », déplore Jean-Luc Brillanceau, le directeur général des Fondeurs de France. Les effectifs, qui avaient déjà été réduits de 3,2 % en 2008, risquent encore de prendre du plomb dans l'aile. « Cela aurait été plus dramatique encore s'il n'y avait pas eu la mobilisation des pouvoirs publics », reconnaît Jean-Luc Brillanceau.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Montupet, Arche, Le Bélier
CHAUDRONNERIE- TUYAUTERIE
Tendance 2009: baisse faible 
Nombre d'entreprises (2007) 855
Effectif (2007) 27 242
CA 2008 3 843 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
L'énergie sauve la mise
Portée par le nucléaire et le pétrole, la chaudronnerie s'est offert le luxe d'ignorer la crise en 2008 et même jusqu'en févier-mars 2009. Depuis, la situation s'est gâtée. « Les commandes en cours arrivent en fin de parcours et les projets qui auraient dû sortir cette année sont soit reportés, soit annulés », expose Gérard Fabiani, le secrétaire général du Syndicat de la chaudronnerie, de la tôlerie et de la maintenance. Il annonce une chute de 25 % du chiffre d'affaires sur le premier semestre 2009. Comme ailleurs, les entreprises ont cessé intérim et CDD, « mais les effectifs sont stables », affirme Gérard Fabiani. Les grosses entreprises font face grâce aux exportations vers les pays producteurs de pétrole, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud. Mais la réduction drastique des couvertures crédits « laisse à croire que nos entreprises sont fragiles », se désole le secrétaire général, qui reste confiant dans les compétences des sociétés françaises. Et dans les besoins des marchés de l'énergie à l'échelle mondiale.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Fives Nordon, Boccard
TRANSFORMATION DES ÉLASTOMÈRES
Tendance 2009: baisse modérée 
Nombre d'entreprises (2007) 138
Effectif (2007) 25 313
CA 2008 3 676 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Fortement impacté
Déjà peu vaillant les années précédentes, le secteur de la transformation des élastomères a été fortement impacté par la crise. Et, ce, de façon très précoce, en raison notamment de sa forte dépendance à l'automobile. « Dès le premier trimestre 2008, les résultats n'étaient pas bons », se souvient Bruno Muret, le responsable économie du Syndicat national du caoutchouc et des polymères. Il estime à 18 % la contraction en volume pour l'ensemble de 2008 dans la filière caoutchouc industriel. Les prévisions, sur la base des chiffres disponibles à la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services), donnent une réduction de 11 % des ventes dans ce secteur en 2009. Depuis mai-juin, la baisse semble décélérer, du fait de la conjonction de deux phénomènes : l'impact des primes à la casse dans les différents pays et un effet mécanique. « On compare 2009 à 2008 qui était déjà mauvaise, explique Bruno Muret, les résultats en glissement annuel seront donc meilleurs. » Si les chiffres consolidés pour les effectifs ne sont pas disponibles, la tendance, elle, est bien connue. Encore à la baisse.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Hutchinson, Société des polymères Barre Thomas
TRAITEMENT ET REVÊTEMENT DES MÉTAUX
Tendance 2009: baisse modérée 
Nombre d'entreprises (2007) 310
Effectif (2007) 17 542
CA 2008 2 465 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Pas encore le bout du tunnel
Hautement dépendantes du secteur automobile (35 à 40 % du chiffre d'affaires), les entreprises de traitement de surface et revêtements de métaux ont beaucoup souffert de la chute d'activité de fin 2008, avec des baisses comprises entre 30 et 40 %. L'ajustement s'est fait par des compressions importantes d'effectifs. De même, les entreprises fournisseurs des équipements industriels sont particulièrement sinistrées par les déboires d'un acteur comme Caterpillar. Mais les ennuis ne sont pas terminés. « On sent que l'aéronautique, qui résistait, est en train de décrocher », analyse Denis Théry, le délégué général du syndicat professionnel du secteur. Seul le débouché de l'énergie, avec notamment le nucléaire, continue à offrir un peu de croissance. Deux points positifs cependant : d'une part, la plate-forme de concertation et d'échanges dans l'automobile est plutôt bien perçue. « Cela a mis de l'huile dans les rouages », souligne Denis Théry. D'autre part, la mise en application de la LME a soulagé la trésorerie des petites entreprises.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Bodycote, Electropoli Center
FORGE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2007) 56
Effectif (2007) 11 366
CA 2008 2 397 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
L'inquiétude domine
La dégradation attendue en 2009 (- 27 %) du chiffre d'affaires de la forge est d'autant plus violente que le secteur s'était bien porté en 2007 et au premier semestre 2008. Aujourd'hui le destockage qui s'achève, en particulier dans l'automobile - pesant plus de 50 % sur le secteur de la forge -, engendre une légère reprise. « Mais on n'a aucune visibilité sur la fin de l'année », se désole Jean-Luc Brillanceau, le délégué général de l'Association française de forge (AFF). Paradoxalement, les consultations ont augmenté. « Les donneurs d'ordres s'inquiètent du devenir de leurs fournisseurs. Ils cherchent à développer leur panel au cas où l'un d'entre eux leur ferait défaut, analyse le délégué général, cela ne signifie pas que ça va déboucher sur quelque chose. » Pas de plan sur la comète donc. Et quand bien même la reprise serait proche, l'inquiétude demeure. Et Jean-Luc Brillanceau de s'interroger : « Comment la financer ? Nos entreprises sont exsangues financièrement. »
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Aubert et Duval, Manoir Industries, Sifcor
DÉCOLLETAGE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2007) 182
Effectif (2007) 11 435
CA 2008 1 736 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
S'adapter à - 25 %
Primes à la casse, mesures spécifiques pour le chômage partiel dans la filière auto, participation du Syndicat national du décolletage (SNDEC) à la plate-forme d'échanges sur l'automobile...Toutes ces dispositions ont permis au décolletage, un secteur pour lequel l'automobile pèse plus de 60 % du marché de ne pas s'effondrer totalement. La profession a dû faire face à des baisses d'activité de - 40 à - 50 % entre novembre 2008 et avril 2009. Pour se retrouver aujourd'hui à - 35 %. En dehors du médical qui résiste à peu près, les autres marchés sont embourbés dans la crise. Et aucun signe de reprise ne semble poindre à l'horizon. « La stratégie pour les entreprises est s'adapter à des niveaux d'activité à - 25 % », avance Claude Morisseau, le délégué général du SNDEC. Ce qui ne se fera pas sans casse en termes d'effectif... Pour le délégué général, « il faut aider les entreprises à se diversifier ou à se regrouper, à recréer des leaders, les redimensionner pour en faire de vraies locomotives et accrocher les wagons derrière ».
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Bontaz Centre, Pernat Industrie
ROULEMENTS ET GARNITURES
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2008) 22
Effectif (2008) 11 150
CA 2008 1 585 (en millions d'euros)
SOURCE : ARTEMA
Absence de visibilité
Après un premier semestre 2008 record, la chute brutale de l'activité au quatrième trimestre a effacé tous les gains qui avaient été engrangés. Représentant la moitié du marché des roulements, l'automobile a fortement pesé sur la dégradation du secteur. L'aéronautique (10 % du marché) s'était bien portée en 2008 mais la tendance est à la baisse avec les reports de commandes annoncés. Une baisse d'activité de 20 % est attendue en 2009 dans le secteur de l'industrie. « Quel que soit le secteur client, on n'a aucune visibilité », déplore Laurence Chérillat, la déléguée générale d'Artema (Association des roulements, des transmissions, de l'étanchéité et de la mécatronique associée). Seuls secteurs à se maintenir pour les transmissions essentiellement : le ferroviaire et l'énergie. Cependant, même l'éolien, qui avait pourtant le vent en poupe, a freiné. « Le parc est très tributaire de financements or la crise financière a stoppé tous les investissements », commente la déléguée générale.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: SKF France, SNR Roulements
FIXATION, FRAPPE À FROID
Tendance 2009: baisse modérée 
Nombre d'entreprises (2007) 52
Effectif (2007) 6 181
CA 2008 1 236 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Ralentissement de la baisse
« Des fixations, il en faudra toujours pour tenir les batteries ! » Pour Denys Tremblais, le délégué général de l'Association des fabricants de fixations mécaniques (Affix), cette profession est moins en danger que d'autres, malgré sa forte dépendance à l'automobile (plus de 50 %). Les primes à la casse mises en place dans plusieurs pays ont permis aux entreprises de passer le cap. « Depuis juin-juillet, les stocks ayant été écoulés chez les constructeurs, les commandes repartent », se réjouit le délégué général, qui prévoit une fin d'année à - 15 %, contre - 30 % début 2009. Pour les secteurs du bâtiment ou de l'aéronautique, les inquiétudes portent sur l'avenir, avec des baisses significatives annoncées dès le début 2010. En marge de ce contexte d'érosion tous azimuts, Denys Tremblais voit d'un bon oeil la participation de l'Affix à la plate-forme d'échange mise en place suite aux états généraux de l'automobile en janvier. « Cela nous oblige à nous poser des questions, confie-t-il, nous sommes force de proposition pour améliorer la compétitivité de la filière. »
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Lisi, SFS Intec
ENGRENAGES ET TRANSMISSIONS MÉCANIQUES
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2008) 80
Effectif (2008) 5 500
CA 2008 810 (en millions d'euros)
SOURCE : ARTEMA
La fin des beaux jours
« 2008 a été une bonne année. Mais cela nous paraît tellement loin ! » Ce sentiment de Laurence Chérillat, la déléguée générale d'Artema (Association des roulements, des transmissions, de l'étanchéité et de la mécatronique associée) illustre la situation dans ce secteur qui paraissait imperméable à la crise. Les transmissions mécaniques constituent l'un des rares secteurs de la sous-traitance où l'automobile représente une faible part. En hausse de 5,4 % par rapport à l'année précédente, l'export - qui a pesé 61 % de la production - a tiré l'activité en 2008. En 2009, changement de décor ! Les exportations s'effritent et Artema estime à 35 % la baisse globale du chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année. Depuis le mois de juin, la dégradation semble ralentir mais la visibilité n'est pas au rendez-vous. La profession, qui dépend essentiellement de la machine-outil et du matériel de TP, espère des mesures qui viendront booster les investissements. Mais n'imagine pas retrouver le niveau de 2008 avant 2011. Voire 2012...
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Ferry capitain, Famer
MOULES ET MODÈLES
Tendance 2009: baisse faible 
Nombre d'entreprises (2007) 132
Effectif (2007) 5 588
CA 2008 662 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Les moules en danger
« La profession a perdu 50 % de son activité entre 2000 et 2008 », déplore Hervé Cadenne, le président de l'Association française des industries du moule, modèle et maquette (Afim). Le repli n'est donc pas nouveau, mais la crise qui a touché tous les secteurs, s'est abattue très vite et très fort sur celui-ci. L'automobile, qui représentait 50 % de l'activité, a amplement fondu. « Difficile de dire ce qu'elle représente aujourd'hui », indique le président de l'Afim. Electrique, aéronautique, luxe... tous les secteurs clients, aussi divers soient-ils, ont été touchés. En découle une grande inquiétude sur le devenir des entreprises. 35 % d'entre elles déclarent, dans une enquête réalisée par l'Afim, une baisse d'activité en 2009 par rapport à 2008, allant de - 30 % à - 75 %. « Il y a un fort risque de défaillances parmi celles-ci, d'ici au premier semestre 2010 », prévoit Hervé Cadenne. Seule note positive : la mise en place d'un « plan mouliste » pour aider les PME qui seront encore sur pied. Les contours devaient être tracés pour le début du mois de novembre.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Cogemoule, Groupe MPO
OUTILLAGE MÉCANIQUE
Tendance 2009: baisse forte 
Nombre d'entreprises (2007) 131
Effectif (2007) 3 853
CA 2008 448 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Coup de massue
En déclin depuis quatre années consécutives, le secteur de l'outillage mécanique semblait avoir repris un peu du poil de la bête en 2008, avec une augmentation des ventes d'environ 3 %, d'après les chiffres obtenus à partir des informations de la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services). Mais la concurrence des pays asiatiques, notamment, est rude et la crise est venue frapper fort. « La situation est moins grave que chez les moulistes car on fabrique encore des outils pour les presses, mais l'activité doit être à - 50 % », juge Eric Moleux, le président du Groupement français des industries transformatrices de métaux en feuilles (Gimef). Il estime que les outilleurs français devraient apprendre à travailler avec l'étranger « pour les tâches les moins nobles », afin de se concentrer sur les outillages sophistiqués, nécessitant un réel savoir-faire. « C'est une profession dont on a absolument besoin, ne serait-ce que pour maintenir son outil en bon état », conclut-il.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: FSD, Groupe MPO, Groupe Chastagner
RESSORTS
Tendance 2009: baisse faible 
Nombre d'entreprises (2007) 30
Effectif (2007) 2 309
CA 2008 347 (en millions d'euros)
SOURCE : SESSI - MIDEST AVEC DGCIS
Impacts contrastés
Avec une augmentation du chiffre d'affaires d'environ 6 % par rapport à 2007 (selon les chiffres disponibles à la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services), l'année 2008 fut plutôt correcte pour les ressortiers, malgré une érosion des marges dès le printemps. Comme pour d'autres secteurs où l'automobile a un poids moindre, l'entrée dans la crise s'est faite plus tardive. Mais non moins intense. Le Syndicat national des fabricants de ressorts (SNFR) estime à 28 % la baisse d'activité globale en 2009. Si le marché du ferroviaire se maintient à un niveau correct, la pression sur les prix se fait intense. Côté marchés de l'énergie, le nucléaire reste dynamique tandis que pétrole et gaz faiblissent. Mais avec 70 % de chute d'activité, les biens d'équipement industriels représentent le secteur client le plus impacté. Selon Catherine Larroque, la déléguée générale du SNFR, les entreprises doivent faire encore progresser la technologie, la qualité, mais ne peuvent pas tirer davantage les prix.
LES PRINCIPAUX ACTEURS ISSUS DU TOP 300: Allevard Rejna Autosuspensions, Aalbert Industrie France, Comptoir général du ressort

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