Total renonce à vendre la raffinerie de Lindsey
Par Ludovic Dupin - Publié le
Le pétrolier, qui réorganise son raffinage, renonce à se séparer de sa plateforme britannique en vente depuis deux ans, faute d'acheteur.
C'est un revirement qui souligne une fois de plus la complexité du marché du raffinage en Europe, chroniquement excédentaire. Malgré quelques contacts au cours des derniers mois, la troisième plus grande raffinerie de Grande-Bretagne d'une capacité de 221 000 barils par jour va bel et bien rester dans les mains de l'industriel français.
L'avenir de la plateforme britannique dépendra, désormais, de la restructuration du pôle aval du groupe pétrolier. Total a décidé de rapprocher au sein d'une même direction ses activités de raffinage et de pétrochimie. Du jamais vu dans le monde pétrolier !
Le principal objectif est d'optimiser la gestion des grands arrêts des raffineries et des flux énergétiques. L'objectif financier, lui, est un gain annuel de 200 millions d'euros à partir de 2013.
Total possède des parts dans 24 raffineries dans le monde. Il en opère 11 en Europe, ce qui représente 85 % de sa capacité mondiale de raffinage.
En France, après l'arrêt de ses installations à Dunkerque, le groupe s'est engagé à ne fermer aucune nouvelle raffinerie en France jusqu'à 2015. Pour l'heure, Total investit 900 millions d'euros dans sa raffinerie de Gonfreville-l'Orcher, en Seine-Maritime.

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