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Quotidien des Usines

Total réinjecte un avenir à la plateforme de Carling

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Le groupe Total a engagé 180 millions d’euros d’investissements sur la plate-forme de Carling/Saint-Avold (Moselle). Le site mosellan, qui emploie 550 salariés, doit renouer avec la compétitivité, s’imposer en centre de référence européen pour les résines d’hydrocarbures et conforter ses positions de leader des polymères pour le groupe en Europe.

Total réinjecte un avenir à la plateforme de Carling
Site de Total Carling
© Total

Présenté en septembre 2013 dans la foulée de l’annonce de la fermeture du dernier vapocraqueur, le projet d’avenir de Total pour Carling/Saint-Avold (Moselle) arrive à mi-parcours et s’avère conforme aux promesses de l’industriel, voire légèrement en deçà. Un plan stratégique en cinq points mobilisera 180 millions d’euros - contre 160 millions d’euros initialement annoncés - d’ici à 2016 pour instaurer un centre de recherche européen de recherche et un site de production de résines (projet Cray Valley), augmenter la production de polymères à forte valeur ajoutée et renforcer les infrastructures ferroviaires de la plateforme, sécurisant ses clients de proximité. Total emploie 550 personnes sur sa plate-forme de Carling.

"Les deux tiers de l’investissement seront engagés d’ici à la fin de l’année 2015 et l’ensemble du programme s’achèvera en 2016 avec l’ouverture du centre européen Business & R&D", précise Franky Smisaert, directeur de projet "Refining & Chemicals" à la plate-forme de Carling. Cette nouvelle entité s’implantera sur 300 mètres carrés dans un laboratoire existant et accueillera une quinzaine de personnes dont six chercheurs affectés au développement de nouvelles applications dédiées aux clients européens du groupe.

Du mono au poly (mère)

Ces installations pilotes de Cray Valley - dont le coût n’est pas révélé - confirment le recentrage de Carling sur des produits de plus en plus sophistiqués. Naguère dédiée à la chimie de base, le site diversifie ses résines dans des produits de niche tels les colles liquides utilisées dans les écrans tactiles, les adhésifs transparents et repositionnables et les lubrifiants. Le polystyrène, dont Carling constitue déjà la plus grosse unité de Total en Europe, entre dans la composition des barquettes alimentaires, des stylos ou de l’intérieur des réfrigérateurs.

La plate-forme dégoulottera ses installations pour porter sa capacité de 220 000 tonnes à 260 000 tonnes. Les process de fabrication de polyéthylène seront affinés pour mieux aborder les marchés de films alimentaires et des blisters pour médicaments. Une nouvelle unité de PolyPropylène Compounds (CPPC) sera dédiée aux matières utilisées dans les éléments intérieurs et extérieurs d’automobiles.

L’investissement de 40 millions d’euros consacré au renforcement des infrastructures ferroviaires sécurise le site de Total, mais aussi ses deux gros clients mosellans - Arkema, situé sur la même plateforme, et l’usine Ineos Sarralbe située à une trentaine de kilomètres de Carling. Reliée par le rail à la plateforme pétrochimique portuaire de Gonfreville (Manche) et à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), la plateforme mosellane a rodé ses systèmes d’expéditions de benzène et s’apprête à augmenter ses capacités d’importation de styrène.

La fin de l’ère des vapos

Carling prépare d’ores et déjà les manifestations et les ultimes visites qui précéderont l’arrêt définitif du vapocraqueur 1 au cours du troisième trimestre 2015. Cette extinction symbolisera la fin d’une époque. Au début des années 2000, la plateforme, créée durant l’après-guerre pour valoriser les sous-produits du charbon lorrain, employait 2 800 salariés et comptait deux vapocraqueurs. Le premier a été éteint en 2009. Cette même année, l’explosion d’un surchauffeur a endeuillé le vapocraqueur I et précipité la décision de fermeture. Toujours en instance de jugement, l’accident a coûté la vie à deux ouvriers de 20 et 28 ans.

Démoralisée et fragilisée, la plateforme craignait alors pour sa survie. Le projet d’avenir présenté en 2013 a confirmé la fin d’une époque, mais repositionné le site vers des activités plus porteuses et moins polluantes. Le déclin des effectifs se poursuit - 125 salariés quitteront l’entreprise d’ici à la fin de l’année dans le cadre de départs à la retraite anticipés -, mais l’effort de formation réalisé sur le site confirme sa pérennité. Quelque 450 salariés s’inscriront dans un programme de mobilité interne qui mobilisera 300 000 heures de formation.

Les 210 commandes passées par la plate-forme auprès des entreprises régionales représentent par ailleurs 150 équivalent temps plein tandis que les chantiers de la plateforme emploient une centaine de personnes.

Pascale Braun

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