Total prend des positions dans deux permis d'exploration au Kurdistan irakien

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Ces contrats mettent le groupe Total en porte-à-faux avec le gouvernement irakien, déjà en conflit avec Chevron pour des contrats signés dans cette région autonome.

Le groupe pétrolier français Total annonce dans un communiqué avoir finalisé grâce à cet accord la prise d'une participation de 35 % dans deux permis d'exploration au Kurdistan irakien, auprès de la compagnie américaine Marathon Oil.

Il s'agit des permis de Harir et Safen, qui couvrent des superficies respectives de 705 et 424 kilomètres carrés. Total ajoute qu'il deviendra l'opérateur du bloc de Safen pour son développement.

Total n'a pas donné d'autres détails sur les implications de cet accord.

En mettant ainsi un pied dans l'exploration pétrolière au Kurdistan irakien, le groupe pétrolier français prend ainsi le risque d'entrer dans un bras de fer avec Bagdad, comme celui dans lequels s'est engagé son rival américain Chevron. Un porte-parole de Total s'est contenté d'indiquer que le groupe en avait informé les autorités irakiennes à Badgad.

Total confirme par ailleurs dans ce communiqué "son engagement de contribuer au développement du secteur pétrolier irakien et investir dans de nouveaux projets".

En juin, le gouvernement irakien avait prévenu les compagnies françaises que tout contrat avec Bagdad serait annulé si elles signaient d'autres contrats avec des autorités locales ou régionales.

Dans le même esprit, Bagdad a annoncé la semaine dernière que Chevron ne pourrait plus travailler avec l'Irak, en dehors du Kurdistan, en raison de l'acquisition par le géant pétrolier américain de deux blocs pétroliers dans la région autonome effectuée sans son approbation.

Le gouvernement central a également menacé une autre compagnie américaine, ExxonMobil, de prendre des mesures similaires à son encontre, s'il mettait en oeuvre des accords sur l'exploration pétrolière dans cette même région.

Les relations entre le gouvernement irakien et les autorités du Kurdistan sont au plus bas depuis plusieurs mois en raison notamment de profonds différends sur le dossier des hydrocarbures.

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