Total en surcapacité
Le 01 février 2010
Il y a une part de maladresse dans la communication de Total. L’an passé déjà, peu après la publication des résultats annuels et des bénéfices afférents, le groupe pétrolier avait annoncé un plan de 555 licenciements. Bis repetita, cette année. Quelques semaines avant des résultats annuels et 8 milliards de bénéfices attendus par les analystes, le groupe annonce la fermeture d’une raffinerie et partant la suppression de près de 600 postes.
En pleine campagne pour les régionales, à quelques jours du discours de Nicolas Sarkozy sur les Etats Généraux de l’Industrie, ça fait désordre. Dont acte, peu après le CCE, Total diffère sa décision d’une éventuelle fermeture à l’été. Le temps d’étudier le plan de reconversion du site.
Pour impopulaire que soit Total, le groupe pétrolier a une qualité : sa gestion sociale. Quand l’an passé il affirme ne pas avoir licencié les employés de Carling, il a raison. En discutant avec des employés de Total sur la gestion des ressources humaines, le mot « paternaliste » revient souvent. Difficile de l’imaginer vue de l’extérieur tant le groupe semble, comme ses entreprises concurrentes, faire partie d’entreprise sans états d’âmes.
Bien sûr, les sous-traitants sont toujours touchés par les décisions du groupe, Dunkerque ne fera pas exception. Mais à y réfléchir, malgré quelques mouvements de contestation lors des annonces, le groupe a un vrai talent pour gérer les conflits sociaux en interne. Ce n’est pas si courant. Mais peut être ne voyons nous pas tout ?

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