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Tornade

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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"Toujours et partout, l'industrie automobile a accompagné l'enrichissement des hommes."


C'est une tornade planétaire
qui
saisit l'univers de l'automobile alors que s'ouvre ce Mondial 2006. Elle est d'autant plus spectaculaire qu'il s'agit d'une tornade de beau temps. Elle fait vaciller toute une industrie alors que l'on n'a jamais produit, ni vendu autant de voitures dans le monde.

Pour nos industries et ses hommes, c'est
d'abord un choc, souvent douloureux, entre le monde qui disparaît et celui qui naît. Et une remise en cause profonde de tout ce qui a fait l'automobile au XXe siècle. Voilà aussi une formidable opportunité de profiter d'un marché qui explose vers les 50 millions de véhicules vendus. L'automobile ou le champ de force de la mondialisation.

C'est pour cela que nous avons décidé d'y consacrer l'ensemble des rubriques de notre nouvelle formule. Sous la houlette d'Yves Dougin, rédacteur en chef adjoint et de ses deux compères, Arnaud Dumas et Pierre-Yves Bocquet, nos deux spécialistes du secteur, toute notre rédaction s'est mobilisée pour ce numéro sur l'automobile, ses hommes, ses technologies et ses défis. Un numéro qui ouvre sur le monde de demain.

Car ce défi planétaire entraîne toutes les industries, dont l'automobile est le fer de lance : la métallurgie, le verre, le textile, le plastique, le pétrole, l'électronique. Ses grandes concentrations industrielles demeurent les laboratoires de l'histoire sociale. Elles ont poussé le management à se rationnaliser, au point que c'est une marque de voitures qui a donné son nom au modèle économique des Trente Glorieuses, le fordisme.

Toujours et partout, l'industrie automobile a accompagné et amplifié le progrès économique et l'enrichissement des hommes : la Ford T, la 2CV, la Coccinelle, hier, la Logan aujourd'hui. La voiture a modelé l'urbanisme, les grands travaux, les loisirs, les hypermarchés et les centres commerciaux.

L'automobile reste une machine à rêves. De conquête de l'espace et de la liberté. Des formes et des couleurs. De la vitesse et de la sensualité, « pieds nus sur l'accélérateur », comme le proclamait Sagan.

Elle doit désormais accompagner le passage à un monde plus ouvert où la croissance se déplace. A une société qui doit de plus en plus placer l'environnement au coeur de son modèle économique. Où l'impératif de sécurité prend le pas sur le goût du risque à tout prix. Oui, une vraie tornade.

Par Olivier Jay, directeur délégué de la rédaction

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