TIC & PME 2010 : de nouveaux standards au service de la croissance
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Industriels, pouvoirs publics, acteurs régionaux et fédérations professionnelles se sont réunis pour faire le point sur les résultats et les perspectives de l'initiative TIC & PME 2010. Objectif : promouvoir l'usage des nouvelles technologies pour amélior
Mardi 14 octobre ont été présentés au Ministère de l'Economie les premiers résultats du programme « TIC & PME 2010 ». Piloté par la Direction Générale des Entreprises (DGE) et mené en partenariat avec le Medef, ce programme créé en 2005 incite les entreprises d'une même filière à mutualiser leurs efforts en matière de technologies de l'information afin d'en faire un levier de compétitivité. Les TIC contribueraient à la croissance à hauteur de 0,5 % selon Luc Chatel. En trois ans, l'Etat a consacré quelque 7 millions d'euros au soutien de ce programme pour aider les entreprises françaises, qui investissent deux fois moins que les sociétés américaines dans les nouvelles technologies, à rattraper leur retard.La moitié des projets « TIC & PME 2010 », qui concernent une vingtaine de filières, passeront d'ici début 2009 à la phase de déploiement régional. D'ores et déjà, certains résultats sont encourageants pour les entreprises pilotes impliquées dans le programme.
Dans l'aéronautique, les erreurs de conception ont été divisées par dix grâce à la conception collaborative. L'objectif du projet, porté par le GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) et des partenaires de poids (Dassault Aviation, EADS-IW, Safran, Thales...), est d'accélérer la numérisation de la supply chain aérospatiale & défense, ainsi que des filières industrielles partenaires, grâce à la mise en place de solutions ouvertes et interopérables entre donneurs d'ordre et fournisseurs de tout rang (le secteur comprend 200 fournisseurs de rang 1 et près de 20.000 PME de rang 2 à n). Au-delà de la supply chain, le projet a été étendu à la gestion du cycle de vie des produits, et devrait également concerner la relation client (CRM). Pour cela, l'aéronautique a adopté des standards internationaux.
Dans l'industrie du jouet, qui réalise 60 à 70 % de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre et renouvelle de manière importante ses gammes de produits d'une année sur l'autre, les délais de référencement ont été portés de 9-10 mois à 6 mois. Cet aspect est primordial dans la mesure où plus les délais sont courts, plus les caractéristiques du produit communiquées aux distributeurs sont précises. Un travail sur la supply chain devrait également permettre une meilleure gestion des flux d'informations entre les logisticiens des fournisseurs et ceux des distributeurs, afin de minimiser les problèmes de réassort et les ruptures de stocks au moment des fêtes de fin d'année.
Dans l'horlogerie, le temps de traitement des commandes a été divisé par cinq. Dans le domaine de la dématérialisation des échanges entre entreprises, le coût de traitement d'un document papier, estimé entre 20 et 40 euros, est tombé entre 3 et 5 euros. Le processus de formalisation d'une opération d'exportation, estimé entre 20 et 22 jours, a quant à lui été réduit à quelques heures.
A l'issue du programme, après 2010, le gouvernement et le Medef prévoient d'en faire « une évaluation rigoureuse » et pourraient définir ses prolongements. D'ici là, dans le cadre du plan numérique 2012 (dont la présentation a été reportée au 20 octobre pour cause de crise financière), le gouvernement réfléchit à la mise en place de « conseillers au numérique » pour les PME. Ceux-ci fourniraient aux entreprises un diagnostic de leur utilisation des TIC, basé sur un bilan de une demi-journée à deux jours.
Raphaële Karayan
En savoir plus :
Ticpme2010.fr

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