ThyssenKrupp Sofedit veut sauver ses usines
Par DE NOTRE CORRESPONDANT, JEAN-CHRISTOPHE SAVATTIER - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3115La direction de l'équipementier automobile ThyssenKrupp Sofedit cherche un repreneur pour ses unités de Vendôme (Loir-et-Cher) et d'Amilly (Loiret), qui emploient un millier de salariés, intérimaires compris.
Le coup est rude pour la filière automobile en région Centre qui se relevait à peine de la fermeture de Matra Automobile à Romorantin (Loir-et-Cher), intervenue en 2003. Thyssen-Krupp Sofedit a annoncé en avril la fermeture de ses usines de Vendôme (Loir-et-Cher) et d'Amilly (Loiret), spécialisées dans le découpage/emboutissage. Elles emploient respectivement 380 et 480 salariés.
Sous la pression des employés, des élus locaux et de l'Etat, le groupe allemand a revu le dispositif initial qui prévoyait une fermeture définitive. Il s'est donné jusqu'au 19 décembre 2008 pour trouver un ou plusieurs repreneurs avec une prolongation jusqu'en 2009 si des discussions étaient engagées à cette date.
Un ballet de repreneurs
Résolus à dénicher la perle rare, les dirigeants de l'entreprise ont décidé de rendre leurs usines plus attractives en transférant une activité de galvanisation et de cataphorèse sur l'un des deux sites de la région Centre. Soit un supplément de chiffre d'affaires d'environ 1,5 million d'euros...
Ces dernières semaines, le ballet des repreneurs n'a pas connu de trêve. Selon les syndicats, il ne resterait plus que trois prétendants sérieux : deux d'entre eux s'intéresseraient respectivement à Amilly et à Vendôme, le troisième examinerait un projet de reprise des deux sites.
Mais, toujours selon les syndicats, ces opérateurs issus du monde de l'automobile et de l'aéronautique ont déjà prévenu : le nombre de salariés repris sur chacun des sites ne sera vraisem- blablement pas supérieur à 150. ThyssenKrupp Sofedit se prépare au pire. Des reclassements, équivalents à 543 postes, vont être proposés sur les usines du Theil-sur-Huisne (Orne) - situé à environ 70 km de Vendôme - et de Sermaises-du-Loiret - installée à 60 km d'Amilly.
Des primes à la mobilité (au minimum 7 000 euros, pouvant atteindre 14 000 euros pour les salariés les plus anciens), la mise à disposition pendant trois ans d'un véhicule, des indemnités de départs volontaires pouvant atteindre les 75 000 euros, devraient compléter la palette des mesures d'accompagnement de ce sinistre de grande ampleur. .











