ThyssenKrupp Sofedit supprimera 500 postes06/05/2008
La filiale du groupe allemand ThyssenKrupp Steel, qui emploie 2 700 personnes en France, a annoncé aujourd'hui la teneur de son plan de restructuration. En effet, suite à des documents oubliés sur une photocopieuse, les employés de ThyssenKrupp Sofedit (TKS) avaient pu prendre connaissance dès le mois d'avril de la teneur du plan de restructuration alors en projet.
Désormais acté en arguant d'un contexte de stagnation du marché automobile, le spécialiste du découpage-emboutissage pour l'automobile prévoit de supprimer 500 postes en se désengageant de deux sites, Amilly (Loiret) et Vendôme (Loir-et-Cher). Ces deux sites produisent des pièces de tôle pour châssis et emploient 860 salariés. Des suppressions de postes, une cinquantaine sur les deux cents d'après la CGT, seront également réalisées sur le site d'Auxi-le-Château (Pas-de-Calais) (spécialisé dans la poulie pour automobile). Le siège social sera transféré de Guyancourt vers Le Theil (Orne). Avec la suppression de trois sites, ce sont au final cinq sites qui seront conservés : Le Theil, Sermaises, Gouzeaucourt, Auxi-le-Château et Saint-Romain-de-Colbosc. Selon le P-DG du groupe, Frans-Joris Espee, cité par l'AFP, ce plan représente « un projet de sauvetage pour l'entreprise ». TKS promet ainsi de « minimiser l'impact sur l'emploi » et faire jouer la mobilité interne et externe et de trouver « plus de 500 solutions d'emplois » au sein de l'entreprise, essentiellement sur les sites de Sermaises (Loiret), le Theil et Gouzeaucourt (Nord). Des choix qui, logiquement, ne satisfont que très peu les délégués syndicaux, peu convaincus que les employés soient prêts à faire cent kilomètres pour travailler sur un autre site. Fabrice Frossard A lire aussi ThyssenKrupp Sofedit : le vent tourne en région centre |
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