Thales s’impose dans les cockpits d'Airbus et d'Embraer

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Cockpit I-DECK de Thales du futur A350
© D.R. Thales

Le fabricant a remporté des contrats avec les avionneurs européen et brésilien. Il consolide sa position de numéro trois mondial sur le marché de l'électronique de bord.

Luc Vigneron, patron de de Thales, peut avoir le sourire. En difficulté dans les années 2009 et 2010, suite aux retards de grands programmes aéronautiques comme l'A400M, la division avionique du groupe vient de remporter deux contrats significatifs, consolidant les positions du groupe dans le domaine de l'électronique de bord à la fois sur les marchés civils et militaires. Le premier avec son client historique Airbus qui l'a sélectionné pour ses calculateurs de vols pour l'A320 NEO. Le second avec l'avionneur brésilien Embraer qui a retenu son système de navigation inertielle et son GPS pour son avion de transport militaire, le KC390.

Pour séduire Airbus et l'A320 NEO, Thales a su proposer une solution extrêmement compétitive sur le prix et sur le plan industriel. "C'est un contrat très important pour Thales. Il est le fruit de tous nos efforts d'industrialisation. Les chaines d'assemblage d'Airbus sont très exigeantes et demandent une performance de ponctualité exceptionnelle", affirme Luc Vigneron. Il s'agira de fournir le futur best-seller d'Airbus dont les cadences de production pourraient attendre à terme jusqu'à 50 unités par mois.

40 000 unités par an

Thales livre en effet 40 000 pièces par an à son client. Malgré des contrats libellés en dollars qui défavorisent le constructeur européen, Thales a remporté l'appel d'offres face à des concurrents américains au terme "d'une compétition très sévère". Le groupe n'a pas voulu communiquer le montant du contrat mais le chiffre d'affaires pourrait avoisiner les 300 000 à 500 000 dollars par avion.

Pour séduire le client brésilien, le juge de paix a été plus la technologie. La centrale inertielle de Thales, qui permet au pilote de connaître précisément l'évolution de l'appareil dans les trois dimensions de l'espace, est extrêmement compacte, tenant pratiquement dans la main. «Nous avons une solution totalement intégrée là où la plupart de nos concurrents assemblent plusieurs blocs. Cette technologie repose sur des faisceaux lasers plutôt que sur le mouvement d'éléments mécaniques» précise Michel Mathieu, président des activités avioniques de Thales. Bonne nouvelle pour Thales : l'avion militaire brésilien aurait déjà été commandé à environ 250 exemplaires par différentes armées.

Avec ces contrats, Thales renforce sa position de numéro 3 mondial des solutions d'avionique. Cette activité représente environ 10 % du chiffre d'affaires du groupe soit environ 1,6 milliard d'euros. "Nous visons une croissance de 5% par an sur ce marché", explique Michel Mathieu. Elle concerne 6000 salariés dans le monde dont 4000 en France.

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