Thales et Safran créeraient une co-entreprise dans l’optronique
Par Astrid Gouzik - Publié le
Les deux groupes de défense seraient sur le point de signer, mardi 20 décembre, un accord de coopération, a appris l’AFP de sources industrielles.
C’est Gérard Longuet, le ministre de la Défense, qui présidera mardi 20 décembre la signature de l’accord par les PDG de Safran, Jean-Paul Herteman, et de Thales, Luc Vigneron. Les deux groupes doivent coopérer dans le domaine de l'optronique, électronique appliquée à l'optique. Ils développeront des technologies permettant de voir dans toutes les conditions.
La co-entreprise devrait fonctionner sur le modèle de celle constituée par Safran et General Electric, CFM. Elle répartit les tâches, les deux partenaires assemblent des moteurs avec les composants produits par l'autre et les commercialisent ensuite chacun sur leurs marchés.
D’autre part, les deux industriels français pourraient augmenter leur participation dans la Sofradir. Le groupe emploie 500 employés, il est spécialisé dans les détecteurs à infrarouges, utilisés dans l'optronique. Un placement stratégique donc pour Thales et Safran qui détiennent chacun 40% des parts. D’autant plus judicieux qu’Areva, qui en détient 20%, a annoncé son intention de se défaire de ses participations non stratégiques.
La question des échanges d’actifs entre les deux géants français de la défense patine depuis quelques mois. En effet, ils n’étaient pas encore parvenus à s’entendre sur les valorisations.
D’autre part, certains syndicats étaient opposés à un échange d'actifs. Notamment chez Sagem, filiale de Safran, où les salariés ont manifesté à plusieurs reprises.

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