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Thales et Safran créent une co-entreprise dans l'optronique

Par Rémy Maucourt - Publié le
L'équipement Félin des fantassins de l'armée française utilise de nombreux systèmes optroniques.
L'équipement Félin des fantassins de l'armée française utilise de nombreux systèmes optroniques.
© B.Ranvier / Sagem Défense Sécurité

Après des années de discussions, les deux groupes de défense annoncent mardi un accord à minima. Le ministre de la Défense s'est déclaré satisfait.

Le rapprochement entre Thales et Safran se limitera donc à l'optronique. Pas de fusion en vue : la co-entreprise prévue pilotera les projets, mais les actifs demeureront au sein des deux groupes. Les systèmes optroniques, hybrides technologiques d'électronique et d'optique, permettent notamment la surveillance, le repérage et l'identification de cibles.

La co-entreprise fonctionnera sur le modèle de celle constituée par Safran et General Electric, CFM. Cette société produit les moteurs d'avions parmi les plus vendus au monde. CFM répartit les tâches, les deux partenaires assemblant ensuite des moteurs avec les composants produits par l'autre et les commercialisant ensuite chacun sur ses marchés.

Plusieurs programmes en cours sont concernés par ce nouveau rapprochement. Le projet de drone franco-britannique MALE (moyenne altitude longue endurance) par exemple, ou encore l'hélicoptère du futur développé par Eurocopter, filiale d'EADS.

Les deux groupes ont également décidé de renforcer leur filiale Sofradir. Safran et Thales détiennent chacun 40% de cette société spécialisée dans les capteurs infrarouge, utilisés dans l'optronique. "Il s'agit de créer un filière française unifiée dans les capteurs, clé de la performance dans l'optronique", explique le PDG de Thales, Luc Vigneron.

Le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est déclaré satisfait de cet accord. En tant que principal client des deux groupes, il se félicite de ne plus devoir à l'avenir payer deux fois des efforts de recherche redondants. L'Etat, actionnaire de Thales à 27% et de Safran à 30%, a longtemps cherché à favoriser des échanges d'actifs plus poussés. Mais les négociations ont échouées, notamment sous la pression des syndicats de Safran. 

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1 réaction

Optro & Defense | 21/12/2011 - 11H20

Un peu plus d’informations, notamment sur le sort des filiales et l’histoire des deux entités sur Optronique & Défense :

http://optronique.net/defense/acteur/thales-sagem-naissance-geant-mondial-optronique

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