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Thales Avionics délocalisera en partie vers Vendôme et Singapour

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Production

Jeudi 28 janvier sera certainement pour la direction de Thales Avionics la dernière consultation du CCE sur le dossier de réadaptation industrielle qu’elle mène et qui va se traduire notamment par la délocalisation à Singapour de 3 000 appareils de visualisations civils de la famille des Airbus fabriqués annuellement sur le site du Haillan (Gironde) et la délocalisation des visus militaires sur le site de Vendôme (Loir-et-Cher).

Depuis juillet dernier, les CCE ont été multipliés sur ce projet. L’entreprise essayant de convaincre de la justification économique de cette réorganisation. En toute logique, dès février, le transfert des productions devrait être enclenché.

Thales Avionics Asia a investi 6 millions d’euros dans un bâtiment de 8 300 m² pour accueillir cette production, mais aussi d’autres produits, comme des équipements de l’A320 réalisés à Meudon. 10 millions d’euros auraient été également consacrés aux équipements du site singapourien et à la formation du personnel. Le retour sur investissement se situant aux alentours de 2014. 70 personnes pourraient être embauchées d’ici trois ans dans l’usine singapourienne.

Les salariés du Haillan, eux, ne sont pas rassurés. Dans un premier temps, ils ont tenté de trouver des solutions alternatives à cette délocalisation. D’abord en mettant en avant le système Eureka, sorte de boîtes à idées émanant des salariés, lesquels mettent par écrit sous forme de fiches les améliorations qui peuvent être apportés et qui permettent des gains de productivité. Des améliorations assorties d’un chiffrage de l’investissement nécessaire et du retour sur investissement. Sur 400 fiches, seulement quatre auraient été retenues. Autre alternative : relooker certains produits existants pour les rendre plus performants et moins chers.

En attendant, l’usine du Haillan qui emploie un millier de salariés va supprimer 95 postes. « Il reste 37 cas à traiter. Et 80 postes vont être créés à Vendôme », indique Dominique Giannoni, le directeur du site. Pas de quoi vraiment satisfaire le personnel girondin, qui craint à terme d’autres délocalisations de productions. Ainsi, celles des visus du futur long courrier A350 qui, pour l’heure, sont en phase de développement au Haillan. Crainte également de voir partir tout ce qui est lié au maintien en condition opérationnelle d’un produit.

Dominique Giannoni, se veut rassurant : « Nous gardons notre savoir-faire d’innovation, de recherche et développement qui n’est pas délocalisable. Nous devons toujours avoir un cran d’avance » martèle t-il .Pas sûr que le message soit reçu cinq sur cinq.

De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

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