Textile : Eric Besson veut instaurer une taxe parafiscale
Par Adrien Cahuzac - Publié le
Le ministre de l'Industrie souhaite mettre en place une taxe payée par les industriels pour financer le centre technique du textile et de l'habillement (IFTH). La profession affirme son opposition, mais promet une "réflexion sur l'IFTH".
Les industriels du textile vont-ils devoir s'affranchir d'une nouvelle taxe ? C'est en tout cas le souhait du ministre de l'Industrie, Eric Besson, qui s'exprimait hier, 18 mai, lors de l'assemblée générale de l'Union des industries textiles (UIT). "Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques, il est apparu souhaitable de mettre en place une taxe parafiscale dans les centres techniques industriels qui bénéficient encore à ce jour d'une dotation budgétaire versée par l'Etat", a-t-il déclaré.
Dans le secteur du textile, c'est l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) qui serait visé par l'instauration d'une taxe pour assurer son financement. Le centre assure une grande partie des travaux de recherches du secteur, en matière d'innovation sur les textiles techniques, la mode et la maison.
"C'est la pérennité même de l'IFTH qui est en jeu", a insisté le ministre. "L'IFTH sera ce que vous déciderez qu'il soit, mais ayez bien à l'esprit qu'il ne pourra pas exister sans vous", a-t-il ajouté.
Trois pistes de financement
Eric Besson, qui attend "un véritable investissement de la profession", a donné trois pistes de réflexion pour palier le financement à venir de l'Etat : une cotisation payée par les industriels du textile, une taxation sur les importations et éventuellement une petite subvention publique.
De son côté, Lucien Deveaux, le président de l'UIT, a affirmé son opposition à l‘instauration d'une nouvelle taxe sur les industriels, mettant en avant le travail effectué par la profession depuis le début de l'année sur l'amélioration du fonctionnement de l'IFTH. "Nous sommes engagés dans une réflexion ambitieuse, décentralisée et prospective sur les besoins de notre industrie en matière d'innovation", a-t-il précisé.
Le financement public de l'IFTH serait assuré jusqu'en 2012. La taxe pourrait donc intervenir après. Mais l'échéance électorale de 2012 pourrait jouer en faveur des industriels. Certains espèrent déjà que le projet soit ajourné.

dans la même rubrique
27/05/2012 Comment l'Ukraine sortira-t-elle de l'Euro ?27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy
27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts












