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Terminal méthanier d'Antifer : fin du débat public

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Investissement

Signant la fin des débats publics, la réunion de synthèse du débat public lancé le 14 septembre dernier sur le projet de construction, par la société Gaz de Normandie, d'un terminal méthanier sur le site d'Antifer à Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime), s'y est tenue le 14 décembre.
Une vingtaine d'intervenants, auteurs de cahiers d'acteurs édités tout au long du débat, ont pu y présenter leurs positions. Toutefois, dans des conditions à l'aune des 9 autres réunions, durant lesquelles les tenants, la majorité UMP havraise, le Port autonome du Havre (PAH), des industriels, et les opposants, habitants, associations écologiques, politiques de gauche etc., les intervenants ont rencontré quelques difficultés à se faire entendre.

A fortiori que le projet Antifer de plus de 500 millions d'euros, porté par Gaz de Normandie (GdN), société formée des français Poweo (34%) et Compagnie industrielle et maritime (17%) ou, de l'allemand E.ON Ruhgas (24,5%) et de l'autrichien Verbund (24,5%), dispose d'atouts pour aboutir. A commencer par le soutien du PAH, propriétaire du site et initiateur de ce projet.
Autres autorités supportrices du projet, la préfecture de région qui y voit une source d'emplois, la CIM qui exploite déjà sur le site un terminal pétrolier pour tankers géants « permettant de limiter les investissements en infrastructures », la CCI du Havre et des industriels du bassin pétrochimique de la Basse-Seine, grand consommateur d'énergie.

« La région havraise est déjà reliée au réseau national de transport de gaz naturel par des gazoducs de forte capacité et occupe une position privilégiée par rapport au réseau gazier européen et aux grands stockages de réserves d'Île-de-France. Notre choix permettrait la création d'un nouveau point d'importation de gaz d'une capacité annuelle d'expédition de 9 milliards de mètres cubes de gaz naturel avec un minimum d'investissement sur le réseau de transport de gaz à haute pression, ce qui limiterait aussi les coûts supportés par les consommateurs », résume-t-on chez GdN.

Du côté des opposants, les militants estiment que ce projet est dangereux, mauvais pour l'environnement, purement financier car il ne répond à aucune urgence nationale, et qu'il va à l'encontre du développement touristique local.

A défaut d'un pronostic possible, aujourd'hui, concernant l'issue finale du débat, la commission rendra son avis le 14 février prochain, le débat aura cependant permis de mesurer la complexité du projet « qui nécessite une investigation globale », a estimé Luc Poyer, le directeur général de GdN, « pour laquelle nous tiendrons compte de l'avis des habitants, très attachés à leur plage, et de leurs propositions, visant à installer, à côté du site, des éléments à usage de loisirs, ou à vocation énergétique, d'origine éolienne ou marine ». GdN présentera sa décision finale au printemps prochain.

De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

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