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Télécommunications : les excellents scores de Vivendi

Le 01 mars 2010 par Yann Le Houelleur
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Le géant des médias et télécoms a brillé de tous ses feux dans le ciel du CAC 40, grâce à une politique d’investissements accélérée en 2009 qui lui a permis d’augmenter ses parts de marché.

En ces temps de vaches maigres, où les grandes compagnies voient leurs résultats fondre, Vivendi a créé la surprise, prenant de court les analystes. Le groupe tricolore de médias et de télécommunications a réalisé le lundi 1er mars la meilleure performance du CAC 40, avec une avancée du titre de 2,8 %. Les oracles des marchés tablaient sur 2,455 milliards d’euros de profit net ajusté en 2009. Celui-ci s’est élevé en réalité à 2,585 milliards, en recul toutefois de 5,5 % par rapport à l’exercice antérieur. De même, les analystes avaient prévu un Ebita de 5,25 milliards d’euros qui a finalement atteint 5,39 milliards, accusant une belle progression de 8,8 %.

Le président du directoire, Jean-Bernard Levy, a attribué ces fructueux résultats à une série de succès commerciaux, à la maîtrise des coûts et à de multiples actions innovantes. A la fin de l’année écoulée, Vivendi avait montré qu’il entendait poursuivre son développement dans l’un de ses cœurs de métier, les télécommunications, tout en s’enracinant dans les jeux vidéo, Blizzard restant un champion en matière de ventes. Après avoir mis un pied au Mali, au Maghreb (Groupe Maroc Télécom) et au Vietnam, il avait fait irruption au Brésil, acquérant GVT en novembre 2009. Cet opérateur dont la progression s’est avérée fulgurante avait bien failli tomber dans le giron de Telefonica, groupe tout puissant au Brésil! Basé à Curitiba, dans le prospère sud brésilien, GVT détient le réseau le plus moderne du pays, jonglant avec trois millions de lignes. Il est très performant dans le segment des données d’entreprise. Le chiffre d’affaires de GVT s’est établi à 700 millions d’euros en 2009, en hausse de 28,7 % par rapport à 2008.

En France, malgré les fortes baisses de tarifs imposées par les régulateurs nationaux et européens, Vivendi a vu grimper le chiffre d’affaires de SFR, l’une de ses plus importantes filiales (dont il détient 56 %, le solde revenant au britannique Vodaphone). Le CA s’est envolé à 12,425 millions d’euros : + 7,6 % par rapport à 2008. Ce résultat découle d’une politique d’investissements rondement menée dans les bases clients mobiles et Internet haut débit tout comme dans le déploiement de l’Internet mobile. En 2009, SFR  - second opérateur global en France -  a fait une moisson supplémentaire de 743.000 nouveaux clients mobiles. Et la part de marché dans le domaine de l’ADSL atteint désormais 38 %.


 

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