Technicolor reprend les filiales de Quinta Industries
Par Barbara Leblanc - Publié le
La justice a finalement fait son choix entre les différents repreneurs potentiels pour le numéro un de la filière technique du cinéma français. Une reprise qui ne comprend pas le laboratoire LTC.
Depuis sa mise en liquidation judiciaire en décembre, le groupe Quinta attendait un repreneur. Et c’est finalement l’ex-groupe Thomson, déjà actionnaire minoritaire de l’entreprise qui a remporté la mise. Le groupe est pourtant actuellement en difficultés et a lancé un avertissement sur ses résultats 2011 après des performances moins bonnes que prévu pour sa branche de distribution numérique.
Les trois filiales reprises (ADJ (Auditorium de Joinville), ScanLab (conversion numérique) et SIS (Société industrielle de sonorisation)) seront intégrées à l'activité divertissement du groupe français de technologie. Technicolor va par ailleurs installer six nouveaux studios de doublage à Saint Cloud.
Le groupe prévoit par ailleurs de reprendre 32 salariés, soit 70% des effectifs initiaux. "Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une stratégie globale de développement de l'activité numérique" du groupe, souligne le président de TESF (filiale divertissement de Technicolor), Michel Vaquin.
"L'activité stocks de films de patrimoine, qui représente quelque 20.000 bobines de films conservées jusqu'ici par le laboratoire LTC (115 salariés), pourrait être reprise par Capital Vision", souligne le groupe. Avant cette annonce, le groupe Quinta Industries appartenait pour 17% à Technicolor et à 83% par la financier franco-tunisien Tarak Ben Ammar.
Annoncée en décembre, la mise en liquidation de Quinta Industries avait mis en ébullition la filière post-production du cinéma français, en menaçant la sortie prévue en 2012 d'une soixantaine de films, dont des blockbusters très attendus comme le troisième épisode de la "Vérité si je mens" et le quatrième d'"Astérix".
Mais l'ensemble des productions en cours de traitement, ou détenues par le groupe, est désormais "techniquement sécurisé", a assuré la Fédération des industries techniques du cinéma (Ficam).

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