Cette opération aura pour but de permettre à l'investisseur Vector Capital de détenir en tout 48 % du capital de la société héritière du groupe Thomson.
Le groupe en difficulté Technicolor met les bouchées doubles pour trouver une issue favorable à la crise qu'il traverse depuis plusieurs mois. Sa direction a annoncé le 13 juillet le lancement de deux augmentations de capital qui vont permettre à la société d'investissement américaine Vector Capital, désignée pour sa recapitalisation, de détenir entre 18 % et 29,94 % du capital.
Les actionnaires de Technicolor ont préféré le 20 juin dernier Vector Capital à celle de la banque américaine JPMorgan Chase pour renforcer sa structure financière.
Cette double augmentation de capital "permettra à Vector Capital, par l'intermédiaire de ses fonds de 'private equity' et de la société luxembourgeoise Petalite Investment, de devenir un actionnaire important de Technicolor", est-il indiqué dans un communiqué.
Dans le cadre de la première augmentation de capital, Petalite "souscrira un nombre de 47 471 506 actions nouvelles pour un montant total, prime d'émission incluse, de 94 943 012 euros", est-il précisé.
La seconde augmentation de capital sera réalisée "avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires existants, pour un montant de 96,16 millions d'euros, à 1,56 euro par titre, soit en créant 61 643 316 actions nouvelles", indique le communiqué.
Petalite s'étant "irrévocablement engagée à garantir la réalisation de (la première) augmentation de capital à hauteur des trois-quarts de son montant", le niveau de participation à la seconde augmentation "déterminera la participation finale de Vector dans le capital de Technicolor".
Une fois la première augmentation réalisée à la date du 16 juillet, le calendrier prévoit que la seconde levée de fonds se tiendra du 18 juillet au 2 août.
Technicolor, entreprise française spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes de vidéo et d'image numérique destinés aux professionnels des médias, a lancé fin 2011 un plan de réduction de ses effectifs en Europe avec 600 suppressions de postes, dont 125 en France (44 à Rennes, le reste à Issy-les-Moulineaux). En 2011, elle a accusé une perte nette de plus de 300 millions d'euros.











