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Technicolor attaque Samsung pour contrefaçon de ses brevets

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le groupe français de technologies de divertissement Technicolor engage des poursuites contre Samsung Electronics en France et en Allemagne. Objectif ? Contraindre le géant coréen de l’électronique à conclure un accord de licence de ses brevets.

Technicolor attaque Samsung pour contrefaçon de ses brevets © hjl - Flickr - C.C.

Technicolor défend sa propriété intellectuelle en justice.  Le groupe français des technologies pour les professionnels des médias et du divertissement a engagé ce mercredi 15 février des poursuites contre Samsung Electronics en France et en Allemagne. Il reproche au géant coréen de l’électronique de contrefaire certains de ses brevets essentiels dans une large gamme de produits allant des téléphones mobiles aux téléviseurs numériques.

La valorisation des brevets, un axe stratégique

L’ex-Thomson détient un portefeuille de propriété intellectuelle de plus de 30 000 brevets et applications dans les domaines de la compression vidéo, du traitement de l'image, des télécommunications, de l'expérience utilisateur, de la sécurité et des écrans plats. Ce portefeuille est le fruit du travail cumulé de milliers de chercheurs et ingénieurs et d'investissements en recherche et développement s'élevant à plus de 100 millions d'euros par an. Technicolor fait de sa valorisation un axe stratégique. Et pour cause : cette activité constitue l’assurance vie de l’entreprise lorsque ses deux autres activités, les décodeurs et les services pour le cinéma, ne se portent pas bien. En 2015, elle a rapporté 511 millions d’euros. Si elle ne représenté que 14% du chiffre d’affaires global, elle a fourni plus du tiers du bénéfice total.

Le groupe français affirme licencier ses brevets à 80% des équipementiers d’électronique grand public dans le monde, dont le chinois TCL, l’américain HP Inc, le taiwanais Asustek Computer et le japonais Toshiba. Mais pas Samsung Electronics avec lequel de longues négociations n’ont pas abouti à un accord de licence "équilibré", selon Technicolor. Les actions en contrefaçon engagées à son encontre portent sur dix brevets en matière de technologies de compression vidéo, de télécommunications et d'autres technologies associées.

Enjeu financier considérable

Pour Technicolor, l’enjeu financier est considérable. Samsung Electronics est en effet le numéro un mondial des téléviseurs LCD, des smartphones et des écrans Oled, et le numéro deux des tablettes et des écrans LCD. Les redevances de brevet qu’il devrait payer constituent de loin le montant le plus important de tous les licenciés du groupe français.

Ce litige intervient à un moment délicat pour Technicolor. Du fait de l’extinction naturelle des brevets concernant la compression vidéo, le groupe, dirigé par Frédéric Rose, voit en effet les revenus de sa propriété intellectuelle s’effondrer. Au troisième trimestre 2016, ils ont baissé de 60 millions d’euros, soit une chute de 41%. Ceci n’empêchera pas cette activité d’apporter 30% du bénéfice total attendu sur l’ensemble de l’année 2016.

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