Jean-Marie Le Guen souhaite déposer un amendement à l'Assemblée nationale sur la taxation des bénéfices des industriels du tabac.
Le député socialiste Jean-Marie Le Guen entame sa croisade anti-tabac, la nouvelle législature parlementaire à peine ouverte. Ce spécialiste des questions de santé compte déposer ce matin du 16 juillet un amendement à l'Assemblée nationale.
"Il faut taxer les superprofits des fabricants de tabac", titre Le Parisien-Aujourd'hui en France en citant le député.
Selon lui, "il s'agit de mettre un terme aux superprofits dont bénéficient actuellement les cigarettiers en sacrifiant la santé et les finances publiques des Français".
Mais le député assure qu'une telle mesure "n'aura aucun effet sur le prix du paquet de cigarettes ou sur le pouvoir d'achat des Français".
Elle permettra, a-t-il ajouté, "de récupérer de l'argent pour financer des programmes de prévention et de lutte contre les addictions".
Selon Jean-Marie Le Guen, "le chiffre d'affaires des fabricants, en quatre ans, a augmenté de plus de 26%, soit plus de 300 millions d'euros de bénéfices".
Pour les exercices 2010 et 2011, "le produit de cette taxe a été estimé à 203 millions d'euros", a indiqué le député de Paris.
"Il n'y a aucune raison de ne pas réclamer (une telle somme) à une industrie qui fabrique un produit qui tue chaque année 60 000 personnes en France", a souligné le médecin de profession.
M. Le Guen, qui est spécialiste des questions de santé au sein du Parti socialiste, a souhaité d'autre part "mettre en place une mission interministérielle sur la contrefaçon et la contrebande".
Car selon lui, "il y a beaucoup de désinformation provenant du lobby du tabac sur ces deux sujets".









