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Swatch transfère l’activité de sa filiale savoyarde Sefea dans le Doubs

Par Didier Hugue (Bourgogne et Franche-Comté) - Publié le
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L’horloger suisse Swatch a réalisé le 1er janvier une fusion-absorption de sa filiale Sefea (Société européenne de fabrication d’ébauches), implantée à Annemasse en Haute-Savoie, au profit de la Fabrique de Fournitures de Bonnétage (FFB), une autre société du groupe suisse située à Villers-le-Lac, dans le Doubs.
L’opération entraîne le transfert complet de l’activité du fabricant de mouvements de montres, ainsi que l’ensemble de l’effectif (57 salariés). Elle sera matériellement effective entre le 15 mars et le 15 avril prochains.

Dans ses documents juridiques, Swatch justifie sa décision par le « souci de rationaliser les flux de production ». Cette réorganisation permettra par ailleurs de mutualiser et moderniser les équipements, « source d’optimisation et de réduction des coûts ».
Une autre raison tient peut-être aux derniers résultats financiers des deux filiales. Sur l’exercice 2010, Sefea réalise un chiffre d’affaires de 4,25 millions d’euros et enregistre une perte de 197 900 euros. De son côté, FFB génère 6,32 millions d’euros d’activité et subit un déficit de 280 000 euros.
Les personnels de Sefea reçoivent progressivement un courrier de leur direction indiquant qu’ils disposent, à réception, d’un délai de 30 jours pour faire connaître leur souhait de venir travailler à 180 kilomètres de leur site.

Des bénéfices record

« Moins de 10 % de nos collègues acceptent ce changement de lieu, tous les autres seront licenciés selon des modalités que nous avons déjà négociées au mieux, avec notamment l’octroi d’une prime supra légale », indique Vincent Bouchardy, délégué du personnel chez Sefea.
Chez FFB, qui emploie 113 salariés et quelques intérimaires, on se réjouit d’intégrer une activité différente, gage de créations d’emplois. « Nous sommes spécialisés dans le décolletage et l’assemblage de toutes petites pièces horlogères, roues et pignons », explique Fabienne Villemin, représentante du personnel.

Pour intégrer localement la fabrication des ébauches ou mouvements de montres, Swatch investit dans deux nouvelles machines, dites chaînes fleuries.
Une dépense anecdotique pour le groupe horloger suisse, dont les bénéfices ne cessent de s’envoler. Ils ont dépassé le milliard de francs suisses en 2010 pour un chiffre d’affaires de 6,44 milliards. Ils se situaient au premier semestre 2011 à déjà 579 millions, en hausse de 24,5 %.

 

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