Le groupe de gestion d’eau et de déchets a revu le 28 juin ses prévisions de chiffre d’affaires et de résultat brut à la baisse.
La direction justifie cette initiative par le contexte économique. Dans le détail, Suez anticipe une stabilité de son chiffre d'affaires et de son résultat brut d'exploitation par rapport à 2011. En avril dernier encore il espérait que ces données seraient au moins égales ou supérieures à ceux de 2011.
Sur les six premiers mois de l’année, le groupe table sur un chiffre d'affaires de l'ordre de 7,5 milliards d'euros et sur un résultat brut d'exploitation de 1,13 milliard d'euros. Sa dette financière nette devrait s'établir à 7,9 milliards d'euros après paiement du dividende.
Dès le premier trimestre le groupe avait noté une activité déchets en Europe en baisse qui s’est accélérée sur les trois mois suivants.
Le groupe a profité de cette annonce pour indiquer sa décision d'augmenter de 40 millions d'euros l'objectif de réduction de coûts de son programme Compass et de réduire de 100 millions son enveloppe d'investissements nets. Une manière selon lui de compenser l'impact de la dépréciation de 60 millions de sa participation dans l'italien Acea.
Le groupe a aussi constitué une provision de 85 millions d'euros pour son usine de dessalement d’eau de mer de Melbourne, dont les travaux accusent un retard de six mois.









