STX va construire un ferry au gaz
Par Olivier Cognasse - Publié le
STX et la compagnie Brittany Ferries lancent un projet de ferry propre fonctionnant au GNL et à l’électricité. Reste à convaincre l’Etat.
Nom de code : Pegasis (comme Power efficient gas innovative ship). Mission : développer un ferry moins polluant. Le projet lancé par le constructeur STX et la compagnie Brittany Ferries n’en est qu’à ses balbutiements.
Ce ferry du futur doit d’abord convaincre les autorités compétentes qu’il peut entrer dans les critères du Grand Emprunt. Une telle reconnaissance serait l’assurance d’obtenir une contribution importante au développement de ce projet. Pour Jacques Hardelay, le patron du chantier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) « l’investissement nécessaire est de plusieurs dizaines de millions d’euros. Si l’Etat ne nous finance pas, nous serons obligés d’y aller seuls. Cela prendra beaucoup plus de temps. Avec en plus le risque que la filière française soit dépassée par d’autres pays ». Or, pour l’instant, personne ne s’est lancé sur le créneau d’un navire fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL) et à l’électricité, capable de réaliser de longues traversées.
Pour l’instant, il est difficile d’envisager la date de sortie d’un premier prototype. Cela prendra plusieurs années. Un tel navire afficherait une facture énergétique réduite, des émissions de Co2 réduites de 15 à 20 % par rapport à un ferry actuel, sans oublier une baisse de 90 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et la suppression des oxydes de souffre (SOx).
La réglementation (convention internationale Marpol) imposera le 1er janvier 2015 l’utilisation de carburants à très faible teneur en souffre (0,1 % contre 1 % actuellement) en Manche, dans la mer du Nord et la mer Baltique. Mais la réglementation doit évoluer pour autoriser l’utilisation du gaz sur les ferries...

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