L'annulation de la commande des deux paquebots par Viking River Cruises fait des remous sur le chantier naval de STX à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Au-delà des sombres perspectives d'activité (2 500 heures de chômage partiel qui s'ajoutent aux 9 100 déjà programmées), le moment est venu de comprendre les causes de cette défection. Selon nos informations, la Société générale et le Crédit agricole auraient fait défaut. Pour le sénateur socialiste de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, « les banques françaises n'ont pas jugé utile d'assurer le financement de ces deux navires ». Il fustige également la faible implication de l'État dans le dossier. Il a envoyé le 5 avril un courrier à François Baroin, resté lettre morte. Selon Jérôme Dholland, le délégué syndical CFDT de STX France, « l'une de ces deux banques avait accepté la responsabilité de monter l'opération. L'autre était déjà engagée sur le financement du X32 libyen finalement vendu à MCS Croisières. » La CFDT pose la question : « Est-ce que l'une n'a pas joué contre l'autre? Il a fallu frapper aux mêmes portes en même temps. » L'offre de financement n'est jamais arrivée dans les délais.
Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3283
Découvrir les articles de ce numéro Consulter les archives 2012 de L'Usine NouvelleEffectuer une autre recherche









