C'est un véritable miniplan de relance que tente, sous la pression des marchés, le gouvernement italien, alors que l'économie nationale est en récession. Au programme : soutien de chantiers d'infrastructures, fonds de croissance pour regrouper toutes les aides aux entreprises, augmentation de la déduction fiscale sur la rénovation du bâtiment, crédit d'embauche de jeunes « hautement qualifiés », mesures pour les emplois dans l'économie verte. En contrepartie, le gouvernement se lance dans un grand plan de cessions d'actifs publics, dont il espère tirer 200 milliards d'euros d'ici à cinq ans pour alléger sa dette de 2 000 milliards. Trois cessions à la Caisse de dépôt ont été annoncées le 15 juin : deux sociétés financières (Sace et Simest) et le holding Fintecna, qui contrôle les chantiers navals Fincantieri. Le gros des recettes sera ensuite issu de la cession du patrimoine immobilier. Les premières recettes ne serviront pas à rembourser les banques, mais à « redonner du carburant » aux entreprises, comme l'explique Mario Monti, en remboursant les dettes commerciales de l'administration publique. Il promet de réinjecter cette année 20 à 30 milliards d'euros dans près de 150 000 entreprises.
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