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STMicro, un dossier politique ultrasensible

Ridha Loukil ,

Publié le

STMicro, un dossier politique ultrasensible

Les 3 000 salariés de la division puces numériques de STMicro ne seront pas fixés sur leur sort avant le début de l’année prochaine. Le PDG, Carlo Bozotti, qui devait annoncer, le 29?octobre, un plan pour mettre fin aux pertes chroniques de cette activité, a dû reporter sa décision sous la pression de Bercy. Car l’affaire est devenue un dossier sensible. À l’approche des élections régionales, c’est la panique dans les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui abritent le gros des troupes de STMicro en France. Les élus locaux tremblent à l’idée de voir l’activité numérique cédée ou fermée, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur l’emploi. Ils se sont mobilisés, portant le dossier jusqu’à l’Élysée. Car l’État français détient, avec l’État italien, 27 % du capital de la société. D’Emmanuel Macron à François Hollande, en passant par Jean-Yves Le Drian, tous les politiques entonnent le même message : STMicro est stratégique pour l’indépendance technologique de la France. Carlo Bozotti est invité à définir une stratégie « offensive » de redéploiement sur des marchés porteurs, comme l’internet des objets. Dans les chancelleries à Paris, Berlin et Rome, on évoque une possible fusion entre STMicro, l’allemand Infineon et le néerlandais NXP pour créer l’Airbus des puces. Une vieille idée, tentée à plusieurs reprises sans succès. Les syndicats sont méfiants. Bercy ne leur a donné aucune garantie sur l’emploi. Ils craignent que le discours politique change après les élections régionales. Les circuits numériques sont aussi stratégiques pour STMicro. « Les technologies développées dans ce domaine se retrouvent plus tard dans tous les autres circuits, explique Guy Dubois, du cabinet Decision. En perdre la maîtrise, c’est se condamner à mort à terme. » De quoi faire réfléchir Carlo Bozotti. 

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